La victime est un jeune homme d'une trentaine d'années, employé comme garde sur un site d'orpaillage. Dimanche 11 octobre au soir, alors qu'il part prendre son service à moto, transportant avec lui une passagère, des agents de police tentent de le contrôler. Certaines sources évoquent une affaire de vignette. Le jeune homme a refusé d'obtempérer, la situation a alors dégénéré et les policiers ont fait feu.
Le jeune homme a succombé à ses blessures. Sa passagère a été transférée à Bamako pour y être soignée. C'est ce qu'ont confirmé à RFI plusieurs notables et ressortissants de la zone, ainsi que des professionnels de la veille sécuritaire au Mali.
Les « tirs de sommation » de la police
Le lendemain, lundi 12 octobre, des mouvements de protestation contre ce qui est perçu comme une nouvelle « bavure policière » ont éclaté et tourné à l'émeute. Des groupes de manifestants ont arpenté les rues et allumé des feu. Le marché hebdomadaire n'a pu se tenir et les boutiques ont baissé le rideau. La police a fait face et effectué des « tirs de sommation ».
Les sources jointes par RFI rapportent plusieurs blessés. Certaines de ces sources évoquent un second décès et de nombreuses arrestations.
Cortège de mariage
Il y a une semaine, le dimanche 4 octobre, un homme avait déjà péri à Dialakorodji, près de Kati, également dans la région de Koulikouro, écrasé par une voiture de police, lui aussi à la suite d'un refus d'obtempérer alors que son véhicule circulait au sein d'un cortège de mariage.
Sollicité par RFI, le gouvernorat de la région de Koulikouro n'a pas donné suite.