À la barre Youssouf Bathily, dit « Ras Bath », écoute silencieux le président du tribunal : « Reconnaissez-vous les faits d’association de malfaiteurs et d’atteinte au crédit de l’État qui vous sont reprochés ? » Le chroniqueur politique sur une radio-télé privée locale répond : « Non ! »
Physiquement il a plutôt maigri, mais le ton reste ferme après trois ans de détention préventive. À ses côtés, il y a une autre prévenue, l’activiste malienne plus connue sous le surnom de Rose.
Contre « la vie chère au Mali »
Dans des sorties sur les réseaux sociaux, elle dénonce « la vie chère au Mali ». « Mon but était d’avertir les autorités sur la hausse des prix des produits de première nécessité », a-t-elle déclaré à la barre pour se défendre.
La défense a protesté avant d’exiger l’annulation dans la procédure des audios présentés comme des éléments de preuve contre le chroniqueur et l’activiste. À la fin de l’audience, dans la cour du tribunal, Ras Bath a été porté en triomphe par ses partisans qui scandaient : « Libérez Ras Bath ». Le poing levé, il a remercié le public. Le procès de Ras Bath se poursuit ce mardi 12 août.