Mali : La CEDEAO donne un nouvel ultimatum aux militaires et brandit la menace d'un embargo total si un civil n'est pas nommé à la tête de la transition (Colonel Major Wagué, porte-parole CNSP)


De retour d’Accra, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a, comme l’avait annoncé Dakaractu, rendu compte des discussions qu’il a eues avec la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest au sujet de la transition qui se dessine au Mali.

D’emblée, le Colonel-Major Ismaël Wagué qui animait ce face-à-face avec les journalistes à Kati, au Quartier général de la Junte, fera savoir que leur déplacement de mardi 15 septembre à Accra était motivé par deux choses : « partager avec les chefs d’État de la CEDEAO, les conclusions des concertations nationales et voir avec eux la levée des sanctions sur le Mali ».

Pour le premier point, les militaires rapportent avoir dit à la CEDEAO qu’ils sont favorables à une transition militaire dans la mesure où la « majorité » est allée dans ce sens ». Une proposition rejetée par la CEDEAO qui n’a pas hésité à brandir des menaces pour obtenir la désignation d'un civil à la tête de la Transition.

Le Colonel Major Wagué indique à ce propos que les chefs d’État ont même donné un ultimatum d’une semaine au CNSP pour obtempérer. Sans quoi, ajoute-t-il, la CEDEAO n’écarte pas de passer à la vitesse supérieure et d’imposer un embargo total au Mali déjà partiellement sous asphyxie économique.

Rappelons que les sanctions économiques ne concernaient pas les denrées de première nécessité, les produits pharmaceutiques et les hydrocarbures.

À ces injonctions de l’organisation sous régionale, le CNSP affirme n’avoir pas pu répondre sur place. 
Mercredi 16 Septembre 2020
Dakaractu



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