Malgré le changement anti-constitutionnel intervenu à la tête de l’État : Le Tchad reste dans l’Union africaine.


Une mission de l’Union africaine a séjourné au Tchad du 29 avril au 5 mai. Ce, afin d’avoir toutes les informations en main après la mort du maréchal Idriss Déby Itno, suivie de l'installation d’un Conseil militaire de transition dirigé par son fils, le Général Mahamat Idriss Déby. Un changement qui avait été interprété par des acteurs politiques locaux comme un coup d'État qui ne dit pas son nom. Cette interprétation a même fait son bonhomme de chemin au sein de la société civile.

Au terme de son séjour, la mission d’enquête avait fait des recommandations au Conseil de paix et de sécurité qui, en session ce vendredi, après plusieurs reports, devait décider si le Tchad remplissait ou non les conditions pour être suspendu de l’Union africaine. 
La décision vient donc de tomber. Et elle est favorable à Deby fils et aux partisans d'une transition conduite par des militaires.

En d’autres termes, l’Union africaine a décidé de ne pas suspendre N'Djaména de l’organisation de l’intégration africaine compte tenu de la spécificité de la situation qui prévaut au Tchad depuis le lancement d’une offensive militaire par les rebelles du FACT pour destituer Idriss Deby Itno. Le maréchal a finalement été tué alors qu’il dirigeait ses hommes dans la région de Kanem, au nord du pays.

Pour rappel, la mission d'enquête avait proposé de soutenir le Plan de transition dirigé par les militaires, tout en faisant pression pour le partage équilibré du pouvoir entre militaires et gouvernement civil. Les enquêteurs avaient à cet égard insisté sur la nomination d’un président civil avec un vice-président militaire.

Entre autres recommandations, il avait été suggéré au CPS de veiller à ce qu’un représentant soit nommé pour s’engager dans la transition jusqu’à sa conclusion logique. Pour la mission d'enquête, la transition doit être constamment surveillée et les principaux acteurs, y compris le président et les membres du CMT, doivent prendre des engagements à renoncer à leur participation aux élections à la fin des 18 mois de la période de transition. 
Vendredi 14 Mai 2021
Dakaractu




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