Maisons démolies à Tivaouane Peulh : le préfet de Rufisque soupçonné / Il attend le Grand Magal de Touba pour recenser

Au mois d’avril passé, la Direction de la surveillance et de l'occupation des sols (Descos) avait procédé, à Tivaouane-Peulh, à la démolition de plusieurs maisons situées aux abords de la Voie de dégagement nord.


Depuis lors, les victimes s’étaient regroupées en collectif pour dénoncer, à travers des marches de protestation, cette mesure. Ainsi, le gouvernement avait promis d’alléger leur fardeau sous forme de dédommagement. Joignant l’acte à la parole, instruction a été donnée au préfet de Rufisque de procéder au recensement de ces déflatés. Seule ombre au tableau : la préfecture a attendu que la plupart des victimes soient à Touba  à l’occasion du Grand Magal pour opérer son recensement. Absents de la liste du préfet, des déflatés crient au scandale et n’excluent pas de se faire entendre dans les tout prochains jours. C’est le cas du nommé Amdy Diaw qui dénonce : « J’ai sué sang et eau pour faire construire  maison. J’ai été optimiste quand l’Etat a annoncé des mesures pour régler le problème. Cependant, je n’ai jamais été au courant de ce recensement. On dirait qu’on nous cache des choses. Mais ça ne passera pas ».
Jointe par nos soins ce lundi, une collaboratrice du préfet a confirmé l’existence de ladite liste ; précisant que ceux dont les noms n’y figurent pas vont devoir attendre. C’est du double-standard. Question légitime: depuis quand les plaignants, qui jouissent de la même dignité que les recensés, ont-ils été informés ?  Nous y reviendrons…
Lundi 27 Novembre 2017
Dakaractu



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