Maintien de la chloroquine dans le traitement des malades COVID-19 malgré les recommandations de l’Oms : Le Maroc et l’Algérie donnent l’exemple.


Maintien de la chloroquine dans le traitement des malades COVID-19 malgré les recommandations de l’Oms : Le Maroc et l’Algérie donnent l’exemple.
Si l’étude de la revue britannique The Lancet intitulée " Hydroxychloroquine ou chloroquine avec ou sans macrolide pour le traitement de Covid-19: une analyse du registre multinational" a eu des retombées en France ou encore en Belgique où l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour traiter les malades de la Covid-19 est suspendue, elle laisse de marbre dans bien des pays africains.

Pour exemple, le Maroc et l’Algérie ont décidé de ramer à contre-courant des décisions de l’Oms mettant à l’écart le médicament antipaludique dans le traitement du Coronavirus. Le ministre de la Santé du Royaume chérifien a confié à l’Economiste lu à Dakaractu que la chloroquine intervient dans l’inactivation virale. Introduit dans le dispositif curatif depuis le mois d’avril, la chloroquine fait des miracles au Maroc. La preuve, sur 7584 cas recensés, 4969 ont recouvré la santé en prenant la chloroquine.

Même constat en Algérie où les conclusions de l’étude du Lancet n’ont pas convaincu les médecins engagés dans la lutte contre la Covid-19. Dans ce pays d’Afrique du nord, on est plus que jamais convaincu que la chloroquine est le traitement salvateur contre la maladie à coronavirus. Membre du comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie en Algérie, le Dr Mohamed Bekkat a confié à l’Afp que « nous avons traité des milliers de cas avec ce médicament avec beaucoup de succès à ce jour. Et nous n’avons pas noté de réactions indésirables ». De plus, le Dr Bekkat qui préside l’Ordre des médecins algériens précise que l’Algérie n’a enregistré aucun décès lié à l’utilisation de la chloroquine. 

Ces résultats obtenus en Algérie s'inscrivent en faux contre les conclusions du Lancet selon lesquelles la Chloroquine, ou l'hydroxychloroquine utilisées seules ou avec un antibiotique exposeraient les malades à la mort. 

En Algérie, le taux de guérison est plus élevé que celui des malades sous traitement. En clair, ils sont 4918 patients complètement rétablis pour 8697 cas déclarés positifs depuis le début de la pandémie.

En Afrique sub-saharienne, les voix sont moins audibles dans ce débat. Pourtant, le traitement associant l’hydroxychloroquine et l’azithromycine fait presque l’unanimité dans plusieurs pays et produit des résultats favorables à son maintien. Dans certains d’entre eux à l’image du Liberia, du Burkina Faso, de la Guinée Conakry, les guéris sont plus nombreux que les malades suivis. 
Mercredi 27 Mai 2020
Dakaractu



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