Magal édition 2021 : À Touba, les pèlerins dévoués face à de multiples épreuves...

Venus de partout, des flots de fidèles affluent vers Touba, dans le centre-ouest du pays, pour prendre part à un pèlerinage typiquement sénégalais en hommage au fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. Inondations, pandémie, chaleur et embouteillages s’accumulent dangereusement pour les pèlerins de la 127ème édition du grand Magal de Touba.


 
À 24 heures de l’anniversaire du départ en exil de Serigne Touba, principal rendez-vous de l'année pour la confrérie mouride, l'affluence à venir ne reste pas un défi.
Pluie, chaleur, inondations, embouteillages, virus : des bouleversements inattendus que l’on redoute mais auxquels les mourides sont désormais habitués. Si les températures sont chaudes, ce n’est pas un problème.  
Dans la célébration d’évènements religieux, Touba n’a jamais été une ville comme les autres. Depuis toujours, le nombre de personnes qui participent au Magal est toutefois plus élevé que celui de celles qui y étaient l’an précédent.
Les flux de pèlerins de ces derniers jours l’ont une nouvelle fois démontré. Partout, les habitants se préparent à une hausse de fréquentation pour cette présente édition.
Ni le virus, ni la fatigue ne laisse  augurer l’affluence prévue pour la célébration de la 127ème édition du grand Magal de Touba, sans limitation du nombre de participants
Malgré les circonstances inhabituelles, Tou­ba continue à recevoir ses fidèles, visages masqués pour se protéger de la Covid-19. Un défi à la hauteur des circonstances con­senties par Bamba pour le rayonnement du mouridisme.
Le virus face à la prégnance de la foi des adeptes du mouridisme
Touba est un haut lieu de spiritualité qui a su s’adapter à cette nouvelle édition du Magal sous Covid. Les membres de la confrérie la plus influente du pays ont encore répondu à l’appel de Serigne Mountakha Mbacké.
L’opinion avait pourtant un temps laissé croire que les religieux pourraient perdre l’influence qui était la leur au temps. Les habitants de Touba ne restent pas inactifs. Pour accueillir les hôtes en zones inondées, les sinistrés se débrouillent comme ils le peuvent.
Ils cherchent de l’argent pour louer une motopompe qui pourrait aspirer l’eau stagnant dans plusieurs ruelles. 
C'est au cœur de la ville sainte du mouridisme et ses environs que les mourides du monde entier se tournent pendant la célébration de l’anniversaire du départ en exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba, en 1895.  
Les processions d'hommes et de femmes afflueront ensuite à la grande mosquée, à pied, malgré la chaleur. Aux alentours, les domiciles des descendants du fondateur du mouridisme sont transformés en un immense camp de tentes blanches destinées à abriter les pèlerins. 
Quelques 3 millions de fidèles, venus de tout le pays et de la diaspora, participent au pèlerinage qui nécessite parfois des efforts physiques considérables, notamment à cause de la chaleur écrasante dépassant 35 degrés celsius en ce mois de septembre.
La ville sainte s'est organisée, tant soit peu, pour recevoir un afflux considérable de pèlerins en pleine recrudescence de la pandémie de Covid-19. À Touba, l’avis du médecin est souvent relégué au second plan.
Samedi 25 Septembre 2021
Dakaractu



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