Magal des deux Rakkas de Saint-Louis : l’impact socioéconomique


Les retombées économiques et sociales du magal des deux rakaas dans la capitale du nord sont difficilement quantifiables.
Ce magal donne l’occasion à des milliers de ressortissants de la région de se retrouver, de communier avec leurs hôtes, dans la joie et l’allégresse, de se recueillir dans les mosquées, les cimetières, dans la ferveur la plus religieuse.
Déjà, la vieille cité, longtemps considérée comme un centre d’élégance, de téranga, de la douceur, de la mode et du bon goût, est entrée dans une sorte d’effervescence. On aperçoit dans toutes les rues, ruelles et artères de la ville, des centaines de visiteurs, de touristes et autres étrangers qui débarquent avec leurs familles.
L’animation est au beau fixe à Guet-Ndar, Gokhou-Mbathie, santhiaba, au quartier de l’Hydrobase. Les visiteurs préparent non seulement le magal, mais, ils mettent à profit leur séjour pour aller voir des parents, des amis, se rendre à la plage, organiser des excursions et des randonnées pédestres dans les autres localités de la région, découvrir les sites et monuments historiques de Saint-Louis.
Dans le faubourg de Sor, les Baye Fall campent le décor. A Balakoss, Ndioloféne, Darou, Pikine, Léona, diaminar, Eaux claires, Médina Courses, on chante partout les panégyriques à la gloire du Prophète Mohammed (PSL), les khassaides de Serigne Touba, on rencontre des prédicateurs et des prestidigitateurs à la langue mielleuse.
Les embouteillages monstres donnent une idée de l’ampleur du magal, de la croissance démographique de la ville, du développement fulgurant de la cité de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux).
Hôtels, auberges et autres réceptifs, commencent à afficher le plein. Les chauffeurs de taxi et autres véhicules de transport en commun, les vendeuses de poisson frais, fumé, de salé séché, tambadiang, de crevettes, les boutiquiers, les gérants de restaurants, les marchands ambulants et autres commerçants et opérateurs économiques établis aux marchés de Sor et de Ndar-Toute, se frottent les mains, espérant réaliser de bons chiffres d’affaires.
Toutes les écoles primaires de Saint-Louis ont été retenues par les membres du kurel pour l’hébergement des pèlerins.
Et ces derniers, selon nos interlocuteurs, à coup sûr, mangeront à satiété, se désaltéreront dans de bonnes conditions . Des donateurs anonymes distribueront des mets succulents et autres victuailles aux pèlerins, même les petits marchands ambulants, les badauds et les jeunes talibés seront servis à manger dans la rue. Le café-Touba est distribué à tout bout de champ. La grande foire économique qui sera organisée autour de la gouvernance, sur la Place Faidherbe, aux abords de la Chambre de commerce, du lycée Cheikh Oumar Foutiyou Tall, permettra pendant quinze jours aux parents d’élèves d’acheter des vêtements et des lots de fournitures scolaires, de préparer la fête de la korité. Elle donnera l’occasion également aux pèlerins qui viennent du Fouta, du Djolof, du Baol, du Ndiambour et du Cayor, de s’équiper et de se ravitailler.
 
 
Mercredi 5 Septembre 2018
Dakaractu



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