Magal des deux Rakkas à Saint-Louis : La cellule N° 4 de Serigne Touba sis à la gouvernance, attraction du Magal


Magal des deux Rakkas à Saint-Louis : La cellule N° 4 de Serigne Touba sis à la gouvernance, attraction du Magal
Après son arrivée dans la vieille cité, le fondateur du Mouridisme a eu à séjourner dans différents endroits qui sont devenus des sites de pèlerinage de millions de talibés venus de tous les coins du monde. 

Raison pour laquelle, dans le programme du comité d’organisation des deux rakkas, des activités religieuses y sont tenues pour rappeler aux talibés le passage du cheikh dans ces lieux.  Il s’agit du domicile d’un grand érudit maure Ahmed Khouraïch, transformée après en  école des fils de chefs, devenue aujourd’hui école élémentaire Khayar Mbengue en face du marché de Sor. De ce lieu, il fut déplacé toujours dans le faubourg de Sor dans des magasins où il était enfermé, chaque nuit, du 18 août au 4 septembre 1895,  la veille de son procès avec les autorités coloniales. Sur l’emplacement de ces magasins sont érigés actuellement les locaux du  Laboratoire d’analyses médicales et de la Banque de sang de Sor. 

Selon toujours les sources mourides, les conditions de détention étaient tellement rigoureuses que la femme du médecin toubab qui habitait le logement d’à côté,  en protesta vigoureusement auprès de son époux pour que Borom Touba ait l’autorisation de sortir du magasin et se détendre les membres un peu. D’ailleurs ce sont de ces sorties que Cheikh Bamba profitait,  à la mosquée Zinc au quartier de Balacoss pour rencontrer ses amis et talibés parmi lesquels plusieurs dignitaires et marabouts de la vieille ville.
Dans ce coin, Cheikh Ahmadou Bamba a écrit de célèbres Khassaides. Non content de lui faire subir des conditions inhumaines durant sa détention, les toubabs  l’envoyèrent au jardin d’essai, actuel site qui abrite les services régionaux de l’Isra et de la Drdr. Dans cet endroit, les autorités coloniales auraient mis à sa trousse des lions affamés pour qu’ils le dévorent. Mais par la grâce de Dieu, les bêtes s’adouciront et viendront s’allonger auprès du marabout.
Des persécutions qui n’avaient qu’un seul objectif, intimider le cheikh avant l’ouverture du procès du conseil privé colonial. Après avoir défié et humilié le gouverneur dans son bureau, Serigne Touba fut incarcéré dans une petite cellule à l’intérieur de la gouvernance. Laquelle cellule dénommée N° 4, demeure l’attraction des millions de pèlerins mourides lors du Magal des deux rakkas.
Mardi 4 Septembre 2018
Dakaractu



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