Un scandale d’une rare gravité est venu ébranler la quiétude spirituelle du Magal de Féto, dans la commune de Darou Marnane, région de Louga. Selon les révélations du quotidien L’Observateur, un homme de 60 ans, venu assister à cet événement religieux majeur, a été surpris en flagrant délit d’acte contre-nature avec un enfant, dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 janvier 2026.
Le mis en cause, identifié comme M. Fall, menuisier de profession, père de famille et domicilié à Touba, participait au magal organisé chaque année sous l’autorité du Khalife général de Féto. Alors que les fidèles étaient plongés dans les préparatifs nocturnes de la célébration, un fait abject est venu ternir la sacralité des lieux.
D’après L’Observateur, il était environ 3 heures du matin lorsque des éléments de la garde rapprochée du Khalife, en patrouille pour assurer la sécurité des fidèles et des hôtes, ont été alertés par des bruits suspects provenant d’une tente. Celle-ci abritait des enfants venus de villages environnants, âgés de 10 à 13 ans, qui dormaient ensemble en attendant les cérémonies.
Intrigués, les agents de sécurité s’introduisent sous la tente et découvrent une scène choquante : M. Fall était en train de contraindre l’un des enfants à un acte sexuel. Pris sur le fait, le sexagénaire est immédiatement interpellé. Soumis à un interrogatoire sommaire, il reconnaît sans détour les faits qui lui sont reprochés.
Remis à la brigade de gendarmerie de Darou Marnane, le mis en cause passe aux aveux complets. Toujours selon L’Observateur, il a justifié son comportement par un « penchant pour les jeunes garçons », ajoutant que, pour cette nuit-là, il n’avait eu le temps de s’en prendre qu’à un seul enfant avant d’être surpris.
Marié à deux épouses et père de famille, M. Fall a été placé en garde à vue pour acte contre-nature sur mineur. À l’issue de la durée légale de sa détention préventive, il a été déféré hier devant le parquet de Louga, où un mandat de dépôt lui a été décerné. Il croupit désormais à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Louga, en attendant la suite de la procédure judiciaire.