Macron se prononce sur la question palestinienne devant l'ONU : « Quelle est notre crédibilité si nous restons inactifs face à Gaza »


Le président français Emmanuel Macron s'est exprimé sur la question palestinienne à l'occasion de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Réagissant aux critiques adressées à la récente reconnaissance de l'État de Palestine, il a reconnu : « J'entends le cynisme de certains », citant ceux qui parlent d'une « reconnaissance de papier » et invitent à « regarder la réalité ».

 

Le chef de l'État français a néanmoins interrogé la crédibilité de la communauté internationale : « Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ? » Il a dénoncé ceux qui, selon lui, « se flattent d'une paix prétendue », rappelant que « cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voies humanitaires ». Il a ajouté, catégorique, que jamais la communauté internationale ne devait « contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ».

 

Emmanuel Macron a par ailleurs pointé les violations commises en Cisjordanie, s'interrogeant : « Regardez ce qui se passe en Cisjordanie où chaque jour des violations sont faites au nom de quoi ? » Il a tenu à préciser que « le Hamas n'a jamais sévi en Cisjordanie », avant de dénoncer un processus qui, selon lui, « construit chaque jour l'impossibilité d'un projet qui est le respect des droits légitimes du peuple palestinien à exister ». Le président français a toutefois réaffirmé son attachement à la sécurité de l'État hébreu, estimant que le respect des droits palestiniens constitue « les conditions même de la sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple », une « sécurité à laquelle nous sommes attachés » tout comme à son « existence ».

 

Il a enfin mis en garde contre une conception de la sécurité israélienne fondée sur la violation de la souveraineté des voisins : « Tous ceux qui prétendent que la sécurité d'Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins font une erreur funeste », a-t-il affirmé, jugeant que cette approche « affaiblit la sécurité d'Israël pour aujourd'hui et pour demain et la menace... »

Mercredi 23 Septembre 2026
Dakaractu