Diabolisé, dénigré, discrédité et dépeint sous les traits d’un monstre par les gouvernants sénégalais, Macky Sall est perçu tel un seigneur par l’Afrique et le monde. Il est un «prophète partout sauf dans son Sénégal natal. Il n’empêche, l’ancien Président de la République poursuit sa marche triomphale vers des victoires certaines. La perspective d’une belle carrière internationale, aux commandes des nations unies (Onu), s’offrir désormais à lui.
Pour le poste de Secrétaire général, l’Afrique a fini de désigner son candidat. Évoquée de longue date sans avoir jamais été confirmée jusqu’ici par l’intéressé, la candidature du Président Macky Sall pour succéder à António Guterres a été transmise à l’Onu par le président burundais Évariste Ndayishimiye, par ailleurs président en exercice de l’UA. Un geste très loin d’être anodin, car traduisant la ferme volonté de l’Afrique de participer à la prise des grandes décisions qui régentent le monde.
Avec sa candidature, Macky Sall entre davantage dans l’histoire, en devenant le premier africain francophone mais aussi le premier dirigeant musulman à viser le poste de Secrétaire général des nations unies. Cette candidature revêt également un caractère symbolique, d’autant que le continent parle, cette fois, d’une seule voix pour soutenir un des siens dans la conquête d’un poste stratégique.
Les Etats africains misent sur l’expérience de Macky Sall qui a dirigé avec brio le Sénégal, en plus d’avoir été à la tête de l’Union africaine en 2022, dans un contexte de guerre en Ukraine, de catastrophes climatiques, de lutte contre le terrorisme ou encore d'insécurité alimentaire. Le Président Sall a plaidé, durant cette période, pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales, notamment au G20. Car, en panafricaniste convaincu, le fondateur de l’Alliance Pour la République (Apr) pense que l’Afrique ne peut plus être marginalisée dans les décisions qui engagent le monde.
Macky, avocat de l’Afrique
Lors de la 77e Assemblée générale de l'Onu, Macky Sall, alors Président de la République, avait effectué une plaidoirie, restée dans les annales des nations unies. Il avait rappelé que les pays africains faisaient face aux violences des groupes armés, notamment djihadistes et, demandait par conséquent plus d’engagement de la part du Conseil de sécurité. «Le terrorisme qui gagne du terrain sur le continent n'est pas qu'une affaire africaine, c'est une menace globale qui relève de la responsabilité première du Conseil. Ainsi, invitons-nous le Conseil à mieux s'engager avec nous dans la lutte contre le terrorisme en Afrique», martelait le Président Sall.
Dans ce contexte d’insécurité globale, mais aussi de crise économique engendrée par la pandémie du Covid-19, puis accentuée par la guerre en Ukraine, Macky Sall avait rappelé l'urgence de trouver des solutions. Il avait en outre insisté sur l’importance de l’instauration d’un système de gouvernance mondiale plus juste. «Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de sécurité (…) Dans le même esprit, je rappelle notre demande d’octroi d’un siège à l’UA au sein du G20 pour que l’Afrique puisse enfin se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent 1,4 milliard d’Africains».
Macky Sall à L’Onu pour rationaliser, simplifier et optimiser
L’ancien chef de l’État a rendu public un projet articulé autour de plusieurs priorités majeures : la paix, la sécurité, le développement, la rénovation du multilatéralisme et le renforcement de la gouvernance de l’institution internationale. Concernant la gouvernance, Macky Sall estime qu’elle constitue «une condition essentielle pour entretenir la confiance entre les États membres et le Secrétariat général». Il précise que son action sera guidée par trois principes : rationaliser, simplifier et optimiser.
La transparence figure également parmi ses priorités. Il souhaite «promouvoir une gestion transparente, pour un Secrétariat efficace, efficient et responsable, fondée sur la rationalisation des structures et des mandats, la cohérence des actions et une meilleure utilisation des ressources ».
Pour atteindre ces objectifs, Macky Sall insiste sur la nécessité d’un financement plus prévisible et durable ainsi que sur «une modernisation des méthodes de travail», afin d’assurer une meilleure visibilité et une efficacité accrue dans la gestion des ressources. En somme, il défend une réforme ambitieuse de l’Onu, qu’il juge indispensable pour relever les défis auxquels l’organisation est confrontée afin de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale.
Alioune Badara COULIBALY
Porte-Parole APR
Pour le poste de Secrétaire général, l’Afrique a fini de désigner son candidat. Évoquée de longue date sans avoir jamais été confirmée jusqu’ici par l’intéressé, la candidature du Président Macky Sall pour succéder à António Guterres a été transmise à l’Onu par le président burundais Évariste Ndayishimiye, par ailleurs président en exercice de l’UA. Un geste très loin d’être anodin, car traduisant la ferme volonté de l’Afrique de participer à la prise des grandes décisions qui régentent le monde.
Avec sa candidature, Macky Sall entre davantage dans l’histoire, en devenant le premier africain francophone mais aussi le premier dirigeant musulman à viser le poste de Secrétaire général des nations unies. Cette candidature revêt également un caractère symbolique, d’autant que le continent parle, cette fois, d’une seule voix pour soutenir un des siens dans la conquête d’un poste stratégique.
Les Etats africains misent sur l’expérience de Macky Sall qui a dirigé avec brio le Sénégal, en plus d’avoir été à la tête de l’Union africaine en 2022, dans un contexte de guerre en Ukraine, de catastrophes climatiques, de lutte contre le terrorisme ou encore d'insécurité alimentaire. Le Président Sall a plaidé, durant cette période, pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales, notamment au G20. Car, en panafricaniste convaincu, le fondateur de l’Alliance Pour la République (Apr) pense que l’Afrique ne peut plus être marginalisée dans les décisions qui engagent le monde.
Macky, avocat de l’Afrique
Lors de la 77e Assemblée générale de l'Onu, Macky Sall, alors Président de la République, avait effectué une plaidoirie, restée dans les annales des nations unies. Il avait rappelé que les pays africains faisaient face aux violences des groupes armés, notamment djihadistes et, demandait par conséquent plus d’engagement de la part du Conseil de sécurité. «Le terrorisme qui gagne du terrain sur le continent n'est pas qu'une affaire africaine, c'est une menace globale qui relève de la responsabilité première du Conseil. Ainsi, invitons-nous le Conseil à mieux s'engager avec nous dans la lutte contre le terrorisme en Afrique», martelait le Président Sall.
Dans ce contexte d’insécurité globale, mais aussi de crise économique engendrée par la pandémie du Covid-19, puis accentuée par la guerre en Ukraine, Macky Sall avait rappelé l'urgence de trouver des solutions. Il avait en outre insisté sur l’importance de l’instauration d’un système de gouvernance mondiale plus juste. «Il est temps de faire droit à la juste et légitime revendication africaine sur la réforme du Conseil de sécurité (…) Dans le même esprit, je rappelle notre demande d’octroi d’un siège à l’UA au sein du G20 pour que l’Afrique puisse enfin se faire représenter là où se prennent les décisions qui engagent 1,4 milliard d’Africains».
Macky Sall à L’Onu pour rationaliser, simplifier et optimiser
L’ancien chef de l’État a rendu public un projet articulé autour de plusieurs priorités majeures : la paix, la sécurité, le développement, la rénovation du multilatéralisme et le renforcement de la gouvernance de l’institution internationale. Concernant la gouvernance, Macky Sall estime qu’elle constitue «une condition essentielle pour entretenir la confiance entre les États membres et le Secrétariat général». Il précise que son action sera guidée par trois principes : rationaliser, simplifier et optimiser.
La transparence figure également parmi ses priorités. Il souhaite «promouvoir une gestion transparente, pour un Secrétariat efficace, efficient et responsable, fondée sur la rationalisation des structures et des mandats, la cohérence des actions et une meilleure utilisation des ressources ».
Pour atteindre ces objectifs, Macky Sall insiste sur la nécessité d’un financement plus prévisible et durable ainsi que sur «une modernisation des méthodes de travail», afin d’assurer une meilleure visibilité et une efficacité accrue dans la gestion des ressources. En somme, il défend une réforme ambitieuse de l’Onu, qu’il juge indispensable pour relever les défis auxquels l’organisation est confrontée afin de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale.
Alioune Badara COULIBALY
Porte-Parole APR