Macky Sall est décidé à faire la lumière sur la gestion de ses prédécesseurs à la tête de l’Etat. Le nouveau Président de la République s’est même lancé, officieusement, à la poursuite du fils de l’ex-Président Wade, Karim.
«Nos audits n’ont pas encore commencé (…) Ces audits, qui ont été transmis à la justice et qui font si peur, ont été réalisés pendant qu’ils étaient, eux, au pouvoir (en 2008). Ils avaient mis un pied là-dessus et nous l’avons levé. Et nous irons jusqu’au bout.» Quand le Président Macky Sall réagissait par rapport au procès d’intention qu’on faisait contre lui et son gouvernement sur les convocations d’anciens pontes de la République et membres du Pds à la Dic pour les entendre sur les fautes de gestion qu’ils auraient commises dans le cadre de leur fonction de Dg ou de ministres, il avait parfaitement raison. Le chef de l’Etat avait répondu juste. Mais, le président de la République avait oublié de dire aux Sénégalais qu’il avait lancé ses services compétents en matière d’audits de gestion sur les traces des anciens collaborateurs de Wade et, particulièrement, sur celles de son fils, Karim Wade.
La gestion de l’Anoci figure aujourd’hui en haut de la liste de ses agences et autres directions à auditer ou (re)auditer par le nouveau pouvoir en place. Sauf revirement de dernière minute, tenant compte de la proximité filiale du président du Conseil de surveillance de ladite agence avec l’ex-président de la République, ou d’une visée politique de l’actuel chef de l’Etat en direction du maire de Ziguinchor et ex-directeur exécutif de l’Anoci, Karim Wade et Abdoulaye Baldé seront entendus prochainement sur les fonds utilisés pour la préparation et la tenue du 11e sommet de l’Oci qui a eu lieu à Dakar en mars 2008.
«Des compléments d’informations afin d’ouvrir une enquête»
Des recoupements sur des renseignements relatifs à certaines pratiques ayant eu cours au sein de l’agence en question et contenus dans les chapitres de gestion ont été opérés en haut lieu par des émissaires du pouvoir en place. Et selon des sources proches des enquêtes sur l’enrichissement illicite, cette «commission» a été envoyée fouiner dans les archives de l’Anoci, il y a seulement deux semaines, sur demande d’autorités judiciaires requérant la nécessité d’un complément d’informations afin de décider de l’opportunité d’ouverture d’une enquête contre Karim Wade. Evidemment, des «pions» naguère placés par le régime sortant, encore dans les secrets de l’administration des affaires nationales hautement sensibles ont vendu la mèche, par devoir ou par acquis de conscience, aux proches de la famille du chef de l’Etat sortant. Et depuis Karim Wade se prépare à la riposte avec le soutien indéfectible de son papa.
Les derniers voyages du père et du fils, et même de certaines personnalités du régime libéral restées fidèles au Secrétaire général du Pds, auraient servi à mettre la dernière main pour peaufiner une stratégie de défense des Wade (Viviane, Sindiely) et, surtout, Karim face à leur très probable interpellation pour des faits qui se sont déroulés durant le magistère du Pape du Sopi. «Au cours de sa dernière visite en France, Karim et ses conseillers ont beaucoup planché sur le modus opérandi à retenir face aux ex-frères libéraux et adversaires invétérés du moment, au cas où il serait amené à se prononcer sur certaines affaires qu’il a gérées durant le temps qu’il a passé dans les différents gouvernements du régime libéral», confie un fidèle parmi les fidèles du «Prince» Karim.
«Karim menace de mouiller Macky et Bokk Giss Giss»
Des sommités du barreau français, des amis établis dans l’Hexagone et qui excellent dans le lobbying politique, tous ont été contactés et auraient donné suite favorable pour s’impliquer dans le prochain «Mortal Kombat» entre Macky et la famille Wade. «C’est d’ailleurs au cours de ces entrevues en bordure de Seine que Wade a été convaincu de saisir les autorités judiciaires de la Cour suprême du Sénégal afin de mettre un terme à certaines dérives des nouvelles autorités sénégalaises», poursuit le proche des Wade. Et les récentes agitations d’un Me Wade très remonté contre les procédés de son successeur sont les signes précurseurs d’une entrée en scène de son fils à qui, il transmettait : savoir, expérience, ficelles, tuyaux, secrets d’état, confidences personnelles…
Et aujourd’hui au bout du rouleau, Karim, rapporte ses amis et confidents, compte sortir l’artillerie lourde et espère éclabousser l’ex-maire de Fatick et son nouveau régime et, cerise sur le gâteau, des pontes de Bokk Giss Giss.
PAPE SAMBARE NDOUR - Lobservateur
«Nos audits n’ont pas encore commencé (…) Ces audits, qui ont été transmis à la justice et qui font si peur, ont été réalisés pendant qu’ils étaient, eux, au pouvoir (en 2008). Ils avaient mis un pied là-dessus et nous l’avons levé. Et nous irons jusqu’au bout.» Quand le Président Macky Sall réagissait par rapport au procès d’intention qu’on faisait contre lui et son gouvernement sur les convocations d’anciens pontes de la République et membres du Pds à la Dic pour les entendre sur les fautes de gestion qu’ils auraient commises dans le cadre de leur fonction de Dg ou de ministres, il avait parfaitement raison. Le chef de l’Etat avait répondu juste. Mais, le président de la République avait oublié de dire aux Sénégalais qu’il avait lancé ses services compétents en matière d’audits de gestion sur les traces des anciens collaborateurs de Wade et, particulièrement, sur celles de son fils, Karim Wade.
La gestion de l’Anoci figure aujourd’hui en haut de la liste de ses agences et autres directions à auditer ou (re)auditer par le nouveau pouvoir en place. Sauf revirement de dernière minute, tenant compte de la proximité filiale du président du Conseil de surveillance de ladite agence avec l’ex-président de la République, ou d’une visée politique de l’actuel chef de l’Etat en direction du maire de Ziguinchor et ex-directeur exécutif de l’Anoci, Karim Wade et Abdoulaye Baldé seront entendus prochainement sur les fonds utilisés pour la préparation et la tenue du 11e sommet de l’Oci qui a eu lieu à Dakar en mars 2008.
«Des compléments d’informations afin d’ouvrir une enquête»
Des recoupements sur des renseignements relatifs à certaines pratiques ayant eu cours au sein de l’agence en question et contenus dans les chapitres de gestion ont été opérés en haut lieu par des émissaires du pouvoir en place. Et selon des sources proches des enquêtes sur l’enrichissement illicite, cette «commission» a été envoyée fouiner dans les archives de l’Anoci, il y a seulement deux semaines, sur demande d’autorités judiciaires requérant la nécessité d’un complément d’informations afin de décider de l’opportunité d’ouverture d’une enquête contre Karim Wade. Evidemment, des «pions» naguère placés par le régime sortant, encore dans les secrets de l’administration des affaires nationales hautement sensibles ont vendu la mèche, par devoir ou par acquis de conscience, aux proches de la famille du chef de l’Etat sortant. Et depuis Karim Wade se prépare à la riposte avec le soutien indéfectible de son papa.
Les derniers voyages du père et du fils, et même de certaines personnalités du régime libéral restées fidèles au Secrétaire général du Pds, auraient servi à mettre la dernière main pour peaufiner une stratégie de défense des Wade (Viviane, Sindiely) et, surtout, Karim face à leur très probable interpellation pour des faits qui se sont déroulés durant le magistère du Pape du Sopi. «Au cours de sa dernière visite en France, Karim et ses conseillers ont beaucoup planché sur le modus opérandi à retenir face aux ex-frères libéraux et adversaires invétérés du moment, au cas où il serait amené à se prononcer sur certaines affaires qu’il a gérées durant le temps qu’il a passé dans les différents gouvernements du régime libéral», confie un fidèle parmi les fidèles du «Prince» Karim.
«Karim menace de mouiller Macky et Bokk Giss Giss»
Des sommités du barreau français, des amis établis dans l’Hexagone et qui excellent dans le lobbying politique, tous ont été contactés et auraient donné suite favorable pour s’impliquer dans le prochain «Mortal Kombat» entre Macky et la famille Wade. «C’est d’ailleurs au cours de ces entrevues en bordure de Seine que Wade a été convaincu de saisir les autorités judiciaires de la Cour suprême du Sénégal afin de mettre un terme à certaines dérives des nouvelles autorités sénégalaises», poursuit le proche des Wade. Et les récentes agitations d’un Me Wade très remonté contre les procédés de son successeur sont les signes précurseurs d’une entrée en scène de son fils à qui, il transmettait : savoir, expérience, ficelles, tuyaux, secrets d’état, confidences personnelles…
Et aujourd’hui au bout du rouleau, Karim, rapporte ses amis et confidents, compte sortir l’artillerie lourde et espère éclabousser l’ex-maire de Fatick et son nouveau régime et, cerise sur le gâteau, des pontes de Bokk Giss Giss.
PAPE SAMBARE NDOUR - Lobservateur