Dans cette semaine de mi-juillet 2026, des signaux positifs sonnent comme une résurgence de l’exception sénégalaise.
Au delà de la diplomatie et des institutions au sommet de l’Etat, la population, elle-même, respire et réagit de cette situation comme un déclic, voire une libération des logiques politiciennes qui semblent plomber le pays dans un statuquo inédit depuis l’arrivée de WADE au pouvoir en 2000.
Le magistère du président SALL a été caractérisé par une diplomatie rayonnante et des réalisations infrastrucurelles innovantes et inclusives avec des programmes tels le PUDC, le PUMA, Promovilles et une inclusion sociale avec les bourses de Securité familiale, la DER FJ…
On ne saurait passer sous silence la finalisation de l’Aéroport international Blaise DIAGNE, le stade Abdoulaye WADE, le Train Express régional (TER), les Bus rapides transfert (BRT)…
Dans la même période naquit dans notre pays une forme d’opposition qui est passée de l’adversité classique des politiques à une inimitié dangereuse et destructrice pour un pays comme le Sénégal avec un modèle social unique au monde.
En effet, le champ politique a connu la naissance d’un type d’acteurs très sectaires, radicaux et intolérants, n’acceptant pas la contradiction et confondant souveraineté et auto-isolement.
Toute personne n’adhérant pas à leur idéologie était considérée, non pas comme adversaire, mais comme ennemi.
Il s’y ajoute une doctrine de nivellement par le bas n’acceptant pas le mérite d’honnêtes gens nantis qualifiés, souvent à tort, de voleurs ou accusés d’enrichissement illicite.
Finalement, les initiatives économiques se sont décélérées et on assiste de plus en plus à une délocalisation de plusieurs activités économiques et la migration des acteurs économiques vers des pays plus dynamiques et plus ouverts.
Tout ceci a abouti à une morosité économique aux conséquences incommensurables.
Au plan international les affirmations sur une dette qui serait cachée est comme un coup de poignard dans le dos dont le pays se remettra difficilement.
Pour moi, « un homme d’Etat ne parle pas. Il s’exprime sur des sujets dans l’intérêt exclusif de la Nation.
Son avis personnel importe peu. Il ne doit débiter que ce qui est aux conséquences favorables pour le pays ».
Malheureusement cette séquence de début de « règne » loin de profiter au pays, l’a décrédibilisé à l’International.
Notre diplomatie ne s’est pas effondrée comme un château de cartes, elles s’est affaissée tel un immeuble sans fondations qui se désintègre.
Un autre point d’attention est le départ hâtif et accéléré des Éléments français au Sénégal.
Sous le vocable de Forces françaises du Cap-Vert, je les ai vus à l’œuvre, notamment dans la gestion de catastrophes à Dakar où leur apport a été déterminant.
Prenant conscience, avec la pratique du Pouvoir, que la gestion d’un État ne se fait pas avec des états d’âme crypto personnels, le President FAYE semble se ressaisir de ses a priori et commence à mettre le manteau d’un homme d’Etat et la carrosse d’un Président de la République.
Nous apprécions à sa juste valeur toutes les bonnes initiatives prises en faveur de la cohésion et de l’unité nationale.
Dans cette dynamique, la justice semble bien jouer son rôle en ne fondant ses décisions que sur les faits.
Le contact établi avec les anciens Presidents d’institution, des Premiers Ministres et des ministres des départements de souveraineté a été un signal fort du sens de dépassement qui est fondamental pour le Président de la République, Président de tous les sénégalais.
Sa rencontre avec Karim WADE, fils de l’ancien Président WADE, à Doha, démontre qu’il commence à comprendre sa responsabilité à l’égard des sénégalais de tous bords d’ici et de la Diaspora.
L’absence de soutien officiel de notre pays à la candidature de Macky SALL au poste de Secrétaire général des Nations unies a semblé se justifier par la non saisine officielle en priorité du Président de la République. Mais aujourd’hui, cette attitude qui ne plaçait pas le Président de la République au dessus de la mêlée semble connaître une évolution quelles que puissent être les raisons de cette évolution positive.
La forme de la visite annoncée de quelques heures du Président SALL, ce 17 juillet 2026, avec un agenda à activité unique renforce et confirme la posture d’homme d’Etat et de républicain de ce dernier.
Tout compte fait, et fort heureusement, le Sénégal ne pourrait s’en sortir que grandi.
Dans les semaines à venir, on devra noter un retour de confiance des investisseurs dont le gage le plus significatif après le marché est la stabilité du pays.
Les relations diplomatiques, insidieusement heurtées, avec la métropole et les États-Unis d’Amérique qui se sont manifestées à travers les difficultés d’accéder au visa devraient suivre la même dynamique.
Comme pour dire que notre première richesse reste et demeure la stabilité et la cohésion sociale dans un pays de droit, ouvert au monde, juste, équitable, respectueux et attaché à nos valeurs morales, religieuses et de civilisation.
Mamadou Diagne Sy MBENGUE
Administrateur civil principal
Membre de l’Alliance pour la République.