MBOUR /Mgr Benjamin Ndiaye, Chef de l’Église se prononce sur le dialogue politique et la situation en Libye.


Le chef de l’Église catholique au Sénégal, l’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a séjourné durant deux jours dans le département de Mbour. Le prétexte reste l’ordination de cinq prêtres : Jean Benoit Aloyse Diouf,Charles Lopy, Marcel              Mané, Jacques Mendy, Augustin Simon Ndour et cinq diacres.
Pour Mgr Benjamin Ndiaye, cette activité devait normalement se passer à la cathédrale de Dakar, mais il a voulu décentraliser l’événement non seulement pour impulser une nouvelle approche d’autre  part pour permettre à  la paroisse Saint André qui est en chantier depuis très longtemps et qui ne peut pas se terminer faute de moyens. Cette décentralisation pour Mgr Ndiaye, permettra de collecter des fonds additionnels aux demandes de financement du côté de Rome au Vatican, l’Eglise Saint André pourrait démarrer ou se construire. 
Interpellé sur la situation en Libye le chef de l’Eglise catholique du Sénégal n’y va pas par quatre chemins. Il demande aux jeunes de rester dans leur pays : « Le cas Libye me fait penser à la chanson de Ismaïla Lo, coono niit kou gnoul kagne lay jeex (à  quand la fin du calvaire des noirs ?) Vraiment les noirs sont fatigués, mais aussi nous devons mesurer le degré de notre responsabilité, je crois que nous n’avons pas le droit de laisser des filières d’immigration, continuer alors qu’on sait comment elles sont mises en œuvre. Il faut vraiment arrêter cela.  Quand des gens ne mangent pas à  leur faim, ils sont bastonnés, où est la dignité humaine ? Alors c’est à nous de crier haut et fort, pour moi c’est l’appel que je lance aux jeunes de mon pays. C’est vrai que nous sommes un pays pauvre, mais c’est mieux de rester pauvre dans notre pays que d’aller subir les foudres de je ne sais qui en allant à l’aventure. Il y a des gens qui sont des épaves en Europe, ils n’ont pas les moyens de revenir dans leur propre pays où ils auraient même honte de revenir, mais de grâce, chers jeunes c’est nous qui allons bâtir notre pays c’est nous qui allons le développer, ce n’est personne d’autre qui va le faire et que les autorités prennent leurs responsabilités, que les chefs religieux donnent les directions pour agir ensemble et que les jeunes se mobilisent pour transformer notre pays. "

Face à la presse, Monseigneur de s’adresser à la classe politique de notre  pays tout en demandant au pouvoir de jouer franc jeu, mais à l’opposition d’être prête pour un dialogue civilisé, si toutes les parties ne sont intéressées que par l’émergence de notre pays. "L’appréciation que je fais est le devoir de s’asseoir n’est pas facultatif si on veut le bien de notre pays on est obligé d’arriver à des consensus pour pouvoir agir et travailler ensemble alors ca concerne la responsabilité de tout le monde, la responsabilité de ceux qui sont au  pouvoir qu’ils jouent franc jeux mais la résolution de ceux qui sont dans l’opposition, il ne faut pas faire de l’opposition pour faire de l’opposition, il faut être capable de dialoguer voire faire un dialogue civilisé. Je pense que c’est plus utile que de nous faire entrer dans des controverses inutiles ", a conclu Monseigneur Benjamin Ndiaye.
Samedi 25 Novembre 2017
Dakaractu



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