MALAISE AU SEIN DE LA GARDE RAPPROCHÉE DU PRÉSIDENT MACKY SALL : Une cinquantaine d’éléments du GIGN et de la Bip « renvoyés » à la base


On ne sait quelle mouche a piqué les services de sécurité du palais présidentiel. En effet, il y a quelques semaines, un important dispositif composé d’éléments du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) et de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) avaient été détachés au palais présidentiel. Précisément à la maison militaire. Le quartier général de la garde rapprochée présidentielle. C’est ainsi que les Sénégalais avaient remarqué que le Président Macky Sall était si bien escorté, que l’on se demandait les raisons de cet important cordon sécuritaire. Des hommes encagoulés, mitraillette au poing. Dans des voitures blindées noires ! Mais beaucoup de nos compatriotes oublient que le chef de l’Etat a été ministre de l’Intérieur. C’est ainsi qu’il remarque que des visages qui ne lui sont pas familiers le suivent partout. Et il s’interroge. Mis au parfum de ce renfort, le Président Macky Sall convoque les chargés de sa sécurité, avec une tonne de questions ; sur les raisons. Et demandent illico presto que cette cinquantaine de policiers et de gendarmes rejoignent immédiatement leur base. Du jamais vu. Et chose effective. Ce sont les anciens bodyguards qui reprennent ainsi service. Si aujourd’hui, il y a tout ce cafouillage, cela est dû aux effectifs venus renforcer la sécurité du candidat Macky Sall, lors de la campagne présidentielle. Certains ont rejoint le sélect et recherché groupe d’élite, les autres attendent toujours. Rappelons que du temps du Président Abdoulaye Wade, les gardes du corps étaient choyés. Ligne téléphonique, voyages et frais de mission juteux, passeports diplomatiques, sans oublier d’autres avantages. Aujourd’hui, tout ceci n’est plus que de vieux souvenirs. Récemment, un jeune du GIGN a subi les foudres d’un gradé. Son pêché : il est le frère d’un calot bleu.

Ibou Faye
Jeudi 31 Janvier 2013
Loffice