MAGAL 2026 ( Réunion d’évaluation ) - Le ministre de l’Intérieur concède que tout ne sera pas fait mais propose une évaluation à froid pour mieux préparer l’édition 2027


Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé, a présidé ce mardi  28 juillet 2026 la réunion d’évaluation du Grand Magal de Touba 2026, aux côtés du président du comité d’organisation. Si les premiers bilans font état de progrès notables dans plusieurs secteurs, le ministre a surtout marqué les esprits en proposant un changement de méthode radical : organiser systématiquement ce bilan deux mois après l’événement et non  non dans la semaine du magal  pour enclencher immédiatement la préparation de l’édition suivante. 

Pour le premier policier de ce pays , l’enjeu est clair : sortir du cycle des constats pour entrer dans celui de l’action programmée. « Cette rencontre peut se faire à Dakar comme à Touba. Et je pense que c’est même mieux de le faire à Touba », a-t-il insisté, soulignant l’importance de l’ancrage territorial pour une manifestation aussi emblématique.. Avant de sceller sa proposition, il a tenu à associer la plus haute autorité religieuse : « Nous vous demandons d’apporter cette proposition au khalife. Si son aval est donné, nous verrons si cette nouvelle méthode sera efficace ou non ». Pour ce qui concerne le niveau d’exécution de la feuille de route adoptée pour la bonne tenue de l’événement, il se voudra clair. 
« Beaucoup de choses ont été faites mais tout ne sera pas réalisé », a-t-il concédé, avant de soumettre , une nouvelle fois, une idée forte : « Ce serait mieux de tenir cette réunion deux mois après le Magal et, partir de ce pas, préparer le prochain Magal »

Avant cette prise de parole, le gouverneur de la région de Diourbel avait dressé un état des lieux détaillé des actions menées pour l’édition 2026. Sur le plan financier, l’exécutif régional a tenu à rassurer : la caisse d’avance est désormais disponible, malgré quelques impairs d’ordre administratif. Dans le domaine du cadre de vie, du matériel a été mis à disposition de la cité religieuse.Les efforts se sont concentrés sur des secteurs critiques :

· Hydraulique : 4 forages ont été ouverts et pas moins de 900 fuites ont été détectées et réparées. Pour pallier les difficultés, des camions citernes ont été affrétés, tandis que des camions hydrocureurs et de vidange ont été dépêchés pour évacuer les eaux usées, une nécessité en cette période d’hivernage.

· Électricité : des efforts notoires ont été consentis avec une densification du réseau et l’éclairage de la sortie du péage.

· Sécurité : des opérations mixtes de sécurisation ont été menées pour encadrer les millions de pèlerins.

Si les chiffres témoignent d’une mobilisation certaine, les voix religieuses présentes ont nuancé le bilan. Cheikh Bass Abdou Khadre a souhaité que les travaux entamés soient accélérés. Ses propos ont été renchéris par Serigne Ousmane Mbacké et Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khoudoss, qui ont estimé qu’« il restait des choses à faire mais que l’espoir était permis ».Un message d’expectative qui résonne avec la proposition du ministre : pour que l’espoir se transforme en réalité, il faut peut-être repenser dès maintenant l’organisation de demain.
Mardi 28 Juillet 2026
Dakaractu