MAER/PROJET ‘Doundal Souf’ : « La productivité de l’engrais n’est plus à démontrer. C’est toxique mais... » (Mbène D. Faye Coordinateur du projet Doundal Souf)

Le Sénégal, qui fait partie d’une communauté qui est la CEDEAO, a adopté une règlementation sur le contrôle des engrais dans la sous-région mise en œuvre par ces pays membres. C’est dans la perspective de vouloir mettre en œuvre cette loi sur la réglementation sous régionale de contrôle des engrais que des textes réglementaires ont été élaborés par le gouvernement via le ministère de l’agriculture et de l’équipement rural appuyé par les partenaires techniques et financiers à travers le projet Doundal Suuf. Selon la coordinatrice de ce projet, Mbène Dièye Faye, « Nous voulons partager largement ces procédés en vue de les vulgariser pour leur mise en œuvre. Tout le monde connaît l’importance de l’engrais dans l’agriculture. On peut mieux produire sans engrais, mais l’effet de la productivité de l’engrais n’est plus à démontrer avec la fertilisation des sols. » Les systèmes d'exploitation les plus répandus sont les systèmes de culture pluviale (62,4% des terres arables durant 1990-95) utilisant de moins en moins les engrais, les pesticides et les semences sélectionnées. Depuis la dévaluation du Franc CFA, il est devenu de plus en plus difficile pour les paysans de payer des intrants agro-chimiques. L'étendue des terres dégradées est immense dans tout le Sahel, les rendements baissent et la démographie galope. Peut-être, il y a des alternatives mais en ce qui concerne la productivité pour avoir un accroissement très sensible et durable de la productivité, il faut mettre de l’engrais. « Il y a l’engrais toxique, c’est pour cela quand on parle d’engrais il y a toujours le contrôle de qualité. Il faut surtout veiller sur ces aspects nocifs et mettre l’accent sur tout ce qui est positif avec l’accroissement du rendement avec moins de dégât. C’est toxique, mais il faut mettre entre guillemets cette toxicité parce qu’elle a été toujours gérée jusque-là », a-t-elle ajouté. C’est la raison pour laquelle toutes les communautés, tous les acteurs de l’agriculture sont en train de travailler ensemble pour accroître ce niveau d’utilisation des engrais, selon Mbène Dièye Faye. « Cela est lié à plusieurs facteurs même si c’est encore faible, des efforts sont en train d’être déployés à travers les programmes que nous connaissons en vue d’une meilleure amélioration de nos rendements. J’ose espérer que d’ici quelques années le taux d’utilisation sera élevé »,a-t-elle déclaré lors de l’Atelier National de validation des projets des textes d’application du Règlement Relatif au contrôle de qualité de l’engrais dans l’espace CEDEAO réuni ce 14 janvier à la Sphère OTD de Diamniadio.


Mardi 14 Janvier 2020
Dakaractu




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