MADEMBA SOCK SUR LE DIALOGUE NATIONAL : « Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour avoir un dialogue national. Que l'on nomme un Président du dialogue ne suffit pas. »


MADEMBA SOCK SUR LE DIALOGUE NATIONAL  : « Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour avoir un dialogue national. Que l'on nomme un Président du dialogue ne suffit pas. »
Membre du dialogue national, Mademba Sock est loin de verser dans l'optimisme béat quant à l'aboutissement réussi des échanges déjà entamés. Pour le syndicaliste et ancien Patron du Sutelec, la démarche pêche et fait perdre en efficacité les négociations malgré que celles-ci soient pilotées par un homme de la trempe de Famara Ibrahima Sagna. ''J’ai constaté qu'il ya des difficultés. Je crois que tous les débuts sont difficiles. Famara Ibrahima Sagna, je le connais. Je lui connais des compétences en matière de négociations. Nous-mêmes quand nous avons été dans des grèves difficiles en 92, c'est par son entregent que nous sommes arrivés à trouver un accord avec le pouvoir politique de l'époque. Mais je pense qu'il y'a des difficultés . Ce n'est pas aussi simple qu'on le croit. C'est pas en annonçant qu'il yaura un dialogue national qu'il y aura un dialogue national."


Mademba Sock de regretter que le seul vrai jalon posé a été la nomination d'un Président chargé de coordonner les échanges, dépréciant l'attrait excessif alloué à la désignation du 28 comme jour du dialogue national.  ''C'est bien d'aller au Palais et de  décréter le 28 mai, jour du dialogue national. C'est bien de sortir du palais avec la nomination d'un  président du dialogue national, mais après... Parce qu'une fois qu'on met en place le contenant, c'est le contenu en tant que tel qui pose problème. Et moi, je considère que ce dialogue là, il va avoir du mal  à se mettre en place. C'est pas une question automatique, il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour avoir un dialogue national. Que l'on nomme un Président du dialogue ne suffit pas. Les gens sont différents. Ils ont des itinéraires différents."

Interpellé sur le secteur de l'énergie en tant qu’ancien patron de syndicat au Sénégal, Mademba Stock exprimera toute son amertume. '' Le secteur est infesté, à mon avis, de jeux d'intérêts, par des hommes d'affaires. Il ya beaucoup de personnes qui s'agitent dans le secteur, qui capturent beaucoup d'argent. Je n'en crois pas plus que forcément c'est au service du développement du secteur de l'énergie. Ma conviction profonde, c'est qu'il faut donner le secteur à ceux qui le comprennent. C'est comme on dit en Wolof : "fasse buko jox sa xarit, joxco xaritam."
Dimanche 1 Septembre 2019
Dakaractu



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