L’horreur pour un simple téléphone portable. À Dakar, une affaire d’une rare brutalité refait surface devant la justice, mettant en lumière une spirale de violence qui a coûté la vie à un jeune homme. Selon le quotidien Les Échos, deux accusés risquent chacun 20 ans de réclusion criminelle pour meurtre accompagné d’actes de tortures et de barbarie.
Les faits remontent à septembre 2021. Le corps sans vie de Wally Koïta est découvert près d’un dépotoir d’ordures, non loin de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. Alertés, les éléments de la brigade de la Foire font une découverte macabre : le cadavre porte de multiples blessures, notamment au niveau du tibia et de la tête.
L’autopsie révélera toute la violence subie par la victime : traumatisme crânio-rachidien, fracture du rachis et hémorragie interne causée par des coups portés avec des objets contondants. Un véritable déchaînement de violence.
Très vite, l’enquête oriente les soupçons vers deux hommes : Mamadou Sy, alias Ndiol, et Henry Ndiompy, surnommé « Parisien ». D’après les éléments recueillis, le mobile du crime serait dérisoire : un téléphone portable. Une accusation de vol qui aurait dégénéré en passage à tabac mortel.
Un témoin clé, Adama Touré, livre un récit accablant. Selon lui, les deux accusés auraient ligoté la victime avant de la battre sauvagement. Il affirme que Ndiol aurait apporté une corde pour immobiliser Wally Koïta, tandis qu’il aurait remis un bâton à son coaccusé pour intensifier les coups. La victime, déjà grièvement blessée, aurait ensuite été traînée jusqu’au dépotoir, où elle a été abandonnée.
À la barre, pourtant, les versions divergent. Mamadou Sy nie toute implication, affirmant être arrivé après le début de la bagarre. De son côté, Henry Ndiompy reconnaît avoir frappé la victime, évoquant une altercation sous l’emprise de l’alcool, mais tente de minimiser son rôle. Il admet notamment avoir porté plusieurs coups, dont certains avec des pierres et un bâton.
Malgré ces contradictions, le ministère public reste ferme. Pour le procureur, les violences infligées sont directement à l’origine du décès. Il désigne Ndiol comme coacteur et écarte toute circonstance atténuante liée à une éventuelle provocation. Sa réquisition est claire : 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des accusés, tout en demandant au tribunal de ne pas retenir la circonstance de barbarie.
En face, la défense plaide l’acquittement. Les avocats contestent la responsabilité de leurs clients, évoquant un problème d’imputabilité et dénonçant un dossier reposant sur des déclarations fragiles et contestées.
Après cinq années de détention provisoire, les deux hommes jouent désormais leur avenir devant la chambre criminelle de Dakar. Le verdict est attendu le 14 avril 2026.
Les faits remontent à septembre 2021. Le corps sans vie de Wally Koïta est découvert près d’un dépotoir d’ordures, non loin de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. Alertés, les éléments de la brigade de la Foire font une découverte macabre : le cadavre porte de multiples blessures, notamment au niveau du tibia et de la tête.
L’autopsie révélera toute la violence subie par la victime : traumatisme crânio-rachidien, fracture du rachis et hémorragie interne causée par des coups portés avec des objets contondants. Un véritable déchaînement de violence.
Très vite, l’enquête oriente les soupçons vers deux hommes : Mamadou Sy, alias Ndiol, et Henry Ndiompy, surnommé « Parisien ». D’après les éléments recueillis, le mobile du crime serait dérisoire : un téléphone portable. Une accusation de vol qui aurait dégénéré en passage à tabac mortel.
Un témoin clé, Adama Touré, livre un récit accablant. Selon lui, les deux accusés auraient ligoté la victime avant de la battre sauvagement. Il affirme que Ndiol aurait apporté une corde pour immobiliser Wally Koïta, tandis qu’il aurait remis un bâton à son coaccusé pour intensifier les coups. La victime, déjà grièvement blessée, aurait ensuite été traînée jusqu’au dépotoir, où elle a été abandonnée.
À la barre, pourtant, les versions divergent. Mamadou Sy nie toute implication, affirmant être arrivé après le début de la bagarre. De son côté, Henry Ndiompy reconnaît avoir frappé la victime, évoquant une altercation sous l’emprise de l’alcool, mais tente de minimiser son rôle. Il admet notamment avoir porté plusieurs coups, dont certains avec des pierres et un bâton.
Malgré ces contradictions, le ministère public reste ferme. Pour le procureur, les violences infligées sont directement à l’origine du décès. Il désigne Ndiol comme coacteur et écarte toute circonstance atténuante liée à une éventuelle provocation. Sa réquisition est claire : 20 ans de réclusion criminelle pour chacun des accusés, tout en demandant au tribunal de ne pas retenir la circonstance de barbarie.
En face, la défense plaide l’acquittement. Les avocats contestent la responsabilité de leurs clients, évoquant un problème d’imputabilité et dénonçant un dossier reposant sur des déclarations fragiles et contestées.
Après cinq années de détention provisoire, les deux hommes jouent désormais leur avenir devant la chambre criminelle de Dakar. Le verdict est attendu le 14 avril 2026.