Lutte contre le Paludisme : Le MSAS conçoit une approche multisectorielle pour éradiquer la maladie d’ici 2030.

Ce lundi 26 Avril a connu la cérémonie d’ouverture de l’atelier d’élaboration du Plan National de plaidoyer de Lutte contre le Paludisme(PNLP) organisé par le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.


Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de plaidoyer arrimé au plan stratégique pour l’éradication du paludisme, le MSAS à travers son programme National de Lutte contre le Paludisme, a annoncé lors de cet atelier à travers un communiqué de presse, un nouveau plan national de plaidoyer visant à susciter l’appropriation et la mise à disposition de fonds domestiques pour renforcer les efforts de lutte contre le paludisme.

Ainsi l’on peut noter dans le communiqué, que ce plan national de plaidoyer sera bien articulé au plan stratégique 2021-2025 qui s’est fixé comme objectif la pré-élimination du paludisme. Aussi, son élaboration va tenir compte des évolutions majeures enregistrées dans la lutte contre le paludisme et les défis identifiés lors de cet atelier.
Par ailleurs, il est sorti de cette première journée les objectifs spécifiques du plan de plaidoyer qui s’établissent dans une logique d’amener les décideurs à s’impliquer davantage, de susciter l’engagement politique en faveur de la lutte contre le paludisme en les encourageant à aller dans le sens des besoins des populations, d’appuyer les mobilisations domestiques, d’améliorer la capacité des acteurs de lutte contre le paludisme, de mettre en place un plan de communication directif, et de s’adapter au nouveau défi du plan stratégique de plaidoyer de lutte contre le paludisme.

 « Avec l’implémentation progressive et l’intensification des interventions à haut impact, on continue à observer une baisse régulière de la morbidité et de la mortalité palustres. »
Babacar Guèye, Directeur de la lutte contre la maladie au MSAS est revenu au terme de cette première journée sur les efforts qui ont été faits au Sénégal dans la lutte contre le paludisme.
Sur les cinq dernières années de 2015 à 2019, le Sénégal a enregistré une réduction significative à ce niveau. La morbidité proportionnelle palustre est passée de 5,40% en 2013 à 3,26% en 2017 soit une réduction de 40%. La mortalité proportionnelle palustre est passée de 7,50% en 2013 à 1,73% en 2017, soit une réduction de 70%.
Selon le directeur de la lutte contre le paludisme, ces résultats encourageants révèlent cependant certaines disparités. « Il y a certaines régions du pays, notamment celles du Sud Est (Tambacounda, Kédougou, Kolda) qui supportent une charge importante de cette maladie d’où l’importance de mener des interventions focus par région », poursuit-il.
« Le rôle des élus locaux dans la bonne marche de ce plan d’actions »
En définitive, Babacar Guèye a souligné l’importance de l’implication de l’ensemble des acteurs de la société civile. Il soutient à cet effet que les collectivités territoriales ont un rôle très important dans la synergie de toutes ces ressources mises en place par le MSAS pour permettre d’atteindre les objectifs. Il rappelle à ce titre que les interventions se feront au niveau des terroirs, et que chaque élu local devra contribuer à la lutte.

« Saint-Louis est en élimination du Paludisme » (Ibrahima Diallo)
 
« Des statistiques montrent de moins en moins de parasitémie palustre dans l’organisme des populations de certaines zones comme Saint-Louis », telle est l’information qui est sortie de la déclaration du Coordonnateur Adjoint du PNLP Ibrahima Diallo. Un fait qui constitue un problème majeur dans cette lutte contre le paludisme, dans la mesure où les populations développent plus rapidement et de manière plus virulente le paludisme.
 Une prise en charge précoce, dit-il, est alors l’ultime solution pour éviter la multiplication des décès liés au paludisme.
Il termine par affirmer qu’une référence précoce dans ces zones-là serait nécessaire afin de limiter les cas graves et les décès.

« Les régions KKT ( Kolda, Kédougou et Tambacounda) zone rouge »

75% des morbidités sont portés par ces trois régions, déclare Ibrahima Diallo qui soumet à l’occasion, l’idée d’un plan Marshall pour pouvoir réussir le pari de la lutte contre la maladie dans ces régions en améliorant significativement la mise en œuvre des interventions, en saturant la couverture d’intervention pour ainsi pouvoir minimiser les décès en faisant un apport inclusif et participatif entre les districts et les hôpitaux pour la référence et la contre référence et faciliter le recours précoce aux soins.

« La COVID-19, un ralentisseur à la bonne marche du PNLP»

Toujours dans une perspective de lutte pour le bien-être et la santé, le coordinateur a souligné l’impact de la covid-19 sur la bonne marche du plan stratégique de lutte contre le paludisme. « La covid-19 a été un frein au bon fonctionnement du PNLP car elle a créé un climat de peur et de panique ralentissant ainsi la prise en charge précoce. » C’est l’occasion pour Ibrahima Diallo de rassurer quant aux mesures préventives mises en œuvre par le nouveau plan stratégique pour la bonne marche de cette lutte malgré la pandémie qui sévit encore.
L’atelier a également vu la participation de Carina Ndiaye, la directrice des opérations stratégiques de « Speak Up-Africa Dakar » qui, dans son discours, a annoncé un soutien financier de la part de « Speak-up»Africa qui accompagnera de manière inclusive le MSAS dans son plan national de plaidoyer pour la lutte contre le paludisme.
Mercredi 28 Avril 2021
Dakaractu



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