Lutte contre le Coronavirus : Importante découverte en Guadeloupe.


Après un an de riposte contre le coronavirus, la planète ne parvient toujours pas à vaincre cette maladie émergente qui a fait au moins 2,3 millions de décès sur 108 millions de cas avérés. Cette virulence a provoqué une peur panique qui a accéléré les procédures de mise au point de vaccins pour arrêter l'hécatombe. Mais au moment de la ruée vers les vaccins qui peuvent être hors de portée pour une bonne partie du monde, des recherches sont menées par des laboratoires pour trouver une autre alternative moins coûteuse.

 

C'est le cas en Guadeloupe où le laboratoire Phytobôkaz dirigé par le Dr Henry Joseph vient de faire une découverte des plus prometteuses contre la COVID-19. « Nous avons découvert dans une des plantes de notre pharmacopée, des molécules qu'on appelle des flavonoïdes capables d'inhiber la réplication de tous les virus à ARN et des maladies dites émergentes (grippe, dengue, chikungunya et Coronavirus) », déclare le pharmacien qui affirme travailler sur l'herbe à pic, la plante en question, depuis 1988.

 

Interviewé par Eclair TV, le Dr Henry Joseph a expliqué comment les extraits de l'herbe à pic ou Zeb à pic peuvent constituer un « bouclier » contre la multiplication du virus dans l'organisme. « Tous les chercheurs se sont intéressés au vaccin. Les vaccins vont nous donner la possibilité d'avoir une immunité adaptative. Nous on ne s'est pas intéressé du tout au virus. On s'intéresse à la cellule hôte. Le virus est obligé de se fixer sur la cellule et prendre toute sa machine pour faire ses petits. On a trouvé qu'il existe une voie métabolique dans la cellule qu'on appelle la Dihydroorotate déshydrogénase DHODH, un enzyme obligatoire pour fabriquer des acides nucléiques, nécessaires pour fabriquer le génome du virus. Si vous arrivez à trouver une substance qui bloque cette enzyme, vous ne pouvez pas fabriquer des nucléotides qui sont les composants du génome du virus. S'il n'y a pas de nucléotides, il n'y a pas de séquences de base, par conséquent, il n'y a pas de petits virus et pas de contamination », a détaillé le pharmacien.

 

Selon lui, les travaux dont les conclusions ont fait l'objet d'un brevet, ont été menés avec le jeune chimiste guadeloupéen, Dr Damien Bissessar, avec l'aide du Centre national de recherche scientifique (CNRS) de Montpellier...

Samedi 13 Février 2021
Dakaractu




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