Un appel téléphonique, une voix qu’elle affirme avoir reconnue et trois transferts successifs : c’est ainsi qu’une somme de 4,3 millions de francs CFA a quitté la caisse d’un point de transfert d’argent à Louga. Poursuivie pour abus de confiance, la gérante, A. Dieng, a été condamnée le 21 octobre 2026 à trois mois de prison ferme, rapporte L’Observateur.
Âgée de 22 ans, la jeune femme se trouvait seule à son comptoir lorsqu’elle a reçu l’appel d’un inconnu se présentant comme un collaborateur de son employeur, N. Mbaye. Son interlocuteur lui aurait expliqué que ce dernier préparait l’ouverture d’une nouvelle agence et avait besoin d’argent en urgence.
Face à ses hésitations, une autre personne lui aurait été passée au téléphone. A. Dieng a soutenu devant le tribunal avoir alors reconnu la voix de son patron. Convaincue de recevoir une instruction authentique, elle a effectué trois transferts pour un montant cumulé de 4,3 millions de francs CFA.
Le circuit suivi par l’argent a occupé une place importante dans les débats. Selon les éléments rapportés par L’Observateur, la gérante a d’abord transféré les fonds de la caisse sur son propre compte Wave, avant de les répartir entre plusieurs numéros communiqués par ses interlocuteurs.
Ces derniers lui auraient ensuite demandé de supprimer l’historique des appels et les justificatifs électroniques des transactions. Interrogée sur cette disparition des traces, elle a expliqué avoir perdu tout discernement après l’appel.
L’avocat de la partie civile, Me Seck, a contesté sa version en insistant sur les conditions dans lesquelles les opérations avaient été réalisées. Le passage des fonds par son compte personnel et l’effacement des éléments permettant de reconstituer les échanges ont notamment été soulevés à l’audience.
Pour défendre sa cliente, Me Mané a évoqué les escroqueries utilisant l’intelligence artificielle pour imiter des voix. Il a plaidé la bonne foi d’une jeune employée qui aurait été dépassée par les procédés de ses interlocuteurs. L’article ne rapporte toutefois aucune expertise établissant qu’un dispositif de clonage vocal a effectivement été utilisé dans cette affaire.
Le ministère public a, de son côté, insisté sur l’expérience professionnelle de la prévenue, employée depuis dix mois et titulaire d’une formation certifiante. Il lui a notamment reproché de ne pas avoir appelé directement son patron pour vérifier la demande avant de vider la caisse.
Selon le journal, les investigations auprès des opérateurs ont permis de retracer le parcours des fonds, mais les destinataires finaux demeuraient introuvables . Le tribunal a finalement retenu l’abus de confiance et prononcé trois mois d’emprisonnement ferme.
Âgée de 22 ans, la jeune femme se trouvait seule à son comptoir lorsqu’elle a reçu l’appel d’un inconnu se présentant comme un collaborateur de son employeur, N. Mbaye. Son interlocuteur lui aurait expliqué que ce dernier préparait l’ouverture d’une nouvelle agence et avait besoin d’argent en urgence.
Face à ses hésitations, une autre personne lui aurait été passée au téléphone. A. Dieng a soutenu devant le tribunal avoir alors reconnu la voix de son patron. Convaincue de recevoir une instruction authentique, elle a effectué trois transferts pour un montant cumulé de 4,3 millions de francs CFA.
Le circuit suivi par l’argent a occupé une place importante dans les débats. Selon les éléments rapportés par L’Observateur, la gérante a d’abord transféré les fonds de la caisse sur son propre compte Wave, avant de les répartir entre plusieurs numéros communiqués par ses interlocuteurs.
Ces derniers lui auraient ensuite demandé de supprimer l’historique des appels et les justificatifs électroniques des transactions. Interrogée sur cette disparition des traces, elle a expliqué avoir perdu tout discernement après l’appel.
L’avocat de la partie civile, Me Seck, a contesté sa version en insistant sur les conditions dans lesquelles les opérations avaient été réalisées. Le passage des fonds par son compte personnel et l’effacement des éléments permettant de reconstituer les échanges ont notamment été soulevés à l’audience.
Pour défendre sa cliente, Me Mané a évoqué les escroqueries utilisant l’intelligence artificielle pour imiter des voix. Il a plaidé la bonne foi d’une jeune employée qui aurait été dépassée par les procédés de ses interlocuteurs. L’article ne rapporte toutefois aucune expertise établissant qu’un dispositif de clonage vocal a effectivement été utilisé dans cette affaire.
Le ministère public a, de son côté, insisté sur l’expérience professionnelle de la prévenue, employée depuis dix mois et titulaire d’une formation certifiante. Il lui a notamment reproché de ne pas avoir appelé directement son patron pour vérifier la demande avant de vider la caisse.
Selon le journal, les investigations auprès des opérateurs ont permis de retracer le parcours des fonds, mais les destinataires finaux demeuraient introuvables . Le tribunal a finalement retenu l’abus de confiance et prononcé trois mois d’emprisonnement ferme.