Il y a deux semaines, une rencontre s’est tenue à huis clos à la Maison-Blanche. À cette occasion, selon plusieurs sources bien informées, Donald Trump aurait déclaré: “Nous devons choisir JD (Vance, le vice-président, ndlr)” pour lui succéder en 2028.
Les conseillers de Trump précisent que cette déclaration ne signifie pas que le président ait déjà définitivement décidé qui il privilégie. Selon eux, il tient des propos différents selon ses interlocuteurs et peut encore changer d’avis.
Lutte pour le pouvoir
Donald Trump ne s’est pas encore exprimé publiquement à ce sujet. L’année dernière, il semblait attiser la rivalité entre Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio. Il a également déclaré qu’ils formeraient ensemble un duo solide, sans préciser lequel des deux devrait, selon lui, devenir président.
Vance n’a pas encore annoncé s’il se présenterait aux prochaines élections présidentielles. Il a déclaré à CBS News qu’il n’en discuterait avec sa femme qu’après les élections de mi-mandat de novembre.
Appuis
Marco Rubio n’a pas non plus pris position pour l’instant. Il a toutefois déjà déclaré qu’il soutiendrait Vance si celui-ci annonçait sa candidature à la présidence.
Les deux hommes se décrivent comme des amis, mais Vance est plus en phase avec le mouvement MAGA, qui a porté Trump au pouvoir lors de l’élection de 2024, mais qui semble aujourd’hui de plus en plus divisé. Marco Rubio peut pour sa part compter sur le soutien des républicains plus traditionnels.
Les sondages scrutés de près
Dans les enquêtes d’opinion, Vance reste clairement en tête, mais Marco Rubio a tout de même réduit son retard. Les deux républicains perdraient en l’état face à la perdante de 2024, Kamala Harris. Ces sondages nationaux ne permettent toutefois pas de prédire le nom du vainqueur, le système des grands électeurs, décisif lors de l’élection présidentielle, pouvant brouiller les cartes.
D’ailleurs, il ne semble pas que Donald Trump soit définitivement prêt à se retirer pour 2028. Il aime le suspense et ne souhaite pas encore céder la vedette à un successeur potentiel. Il continue ainsi à jouer avec l’idée d’un troisième mandat, bien que cela ne soit pas autorisé par la Constitution et que son entourage affirme qu’il ne le pense pas sérieusement.