Loi sur la suppression de la ville : « La notion de ville n'existe pas dans l'acte 3 de la décentralisation » (Aymérou Gningue)


L'esprit autrement dit les fondements et les interprétations diverses que fait l'opposition de la loi portant suppression de la ville ont poussé, le président du groupe parlementaire de Benno bokk yakaar (Bby), Aymérou Gningue, maire de Mérina Ndakhar, à encore insister sur l'esprit de dialogue qui doit prévaloir et à la relecture de ladite loi. C'était en marge d'une visite de chantier pour une dizaine de villages qui vont bénéficier du projet d'électrification dans sa commune qui en compte 115. 
 
Et si l'on se fie au président du groupe parlementaire de Bby depuis l'acte 3 de la décentralisation "la notion de ville n'existe plus".  "Avec la loi de 2013 communément appelée l'acte 3 de la décentralisation, nous avons créé la communalisation intégrale avec des communes d'égale dignité. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui il n' y a plus de région, il n'y a que le département et la commune et toutes les communes sont d'égale dignité. Cette loi dispose que deux communes  peuvent se mettre ensemble pour créer des espaces qui peuvent être des espaces territoriaux, des espaces viables qui puissent leur permettre véritablement d'impulser le développement. Donc, la notion de ville n'existe pas dans l'acte 3 de la décentralisation", défend-t-il. 

Non sans signaler qu'à leur niveau, Bby privilégie le "dialogue" en toute circonstance. "On peut, par contre, créer la ville et il faut un décret pour la créer. Ce qui veut dire que toutes les communes qui sont d'égale dignité peuvent accepter de se mettre ensemble et de décider. Mais encore une fois, je privilégie le dialogue au texte de loi. Le Sénégal a introduit un dialogue national sur toutes les questions transversales, le dialogue sur l'économie, sur les ressources pétrolières, le dialogue politique, le dialogue sur l'agriculture, sur l'ensemble des domaines qui intéressent la vie de notre nation et ce dialogue là c'est les acteurs politiques qui sont là", se félicite-t-il. 

Poursuivant, il fait remarquer que pour l'heure, "la question est de voir quelles sont les limites de la loi de 96 et regarder quelles sont les dispositions pertinentes de la loi de 2013 et regarder, à travers cette loi parce que ce qui est important c'est que toutes les communes sont d'égale dignité". Car, estime-t-il, "les acteurs locaux et politiques doivent réfléchir et trouver la force adéquate qui puisse être en conformité avec la loi de 2013 et qui permettent de créer des espaces qui soient des espaces territoriaux viables en mesure d'impulser le développement".

Pire, selon lui, "beaucoup de gens qui parlent souvent  n'ont rien lu". Ils veulent faire de la politique, ils veulent éliminer un ennemi politique. Mais comment on peut éliminer un ennemi politique sur ça", clame-t-il...
Vendredi 18 Décembre 2020
Dakaractu




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