Locales 2022 : Les cercles d'influence des candidats à l’assaut d’internet et des réseaux sociaux…

Les publications des proches des candidats aux élections locales ont doublé sur toutes les plateformes, pendant le premier week-end de campagne. Pour mener à bien le rassemblement et conduire sa campagne, Facebook, WhatsApp, Instagram et Youtube ne sont pas à négliger. Les Locales à l’heure des réseaux sociaux, où les images de porte-à-porte électoral défilent depuis quelques jours.


En ce début de campagne, les visites des prétendants pour les élections locales du 23 janvier 2022 se multiplient. Beaucoup d’entre eux ont prévu d'emblée de se rendre personnellement auprès des populations là où d'autres comptent le faire prochainement.

Ces déplacements interviennent alors que des « candidats trop stratèges » se voient reprocher leur discrétion actuelle par certains membres dans leur famille politique, qui avaient déjà commencé les visites de proximité.

Au Sénégal, la vie politique n’est pas seulement réelle. Elle peut également se faire sous forme virtuelle, si l’on se fie aux publications de la jeune garde rapprochée de Birane Ngom, dissident de la Coalition Benno Bokk Yakaar dans la Commune de Dieuppeul-Derklé.

À Castors, l‘activité politique est captivée par les posts Facebook, WhatsApp et pages Instagram des souteneurs du candidat de la majorité, Aboubacar Sadikh Bèye, et ceux du chef de file de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW), Cheikh Guèye.

Un tout autre duel qui se joue simultanément en coulisses, par écrans de téléphone portables interposés. Celui opposant, au sein de la Commune de Dieuppeul-Derklé, deux prétendants à la mairie aux parcours diamétralement opposés.

Mais dont le savoir-faire du cercle des membres du directoire de campagne sur la toile pourrait bien influer le cours de la campagne officielle qui s'est ouverte vendredi, à minuit. Davantage encore qu'en période de pré-campagne.

À Mermoz/Sacré-Cœur, la « Galaxie Barth’ » et la « Galaxie Zator » ne sont pas à la traîne lorsqu'il s'agit d'utiliser les réseaux sociaux pour chercher à convaincre l'électorat jeune, l'un des segments électoraux que tout le monde veut enrôler.

Les partisans de Zator Mbaye, Barthélémy Dias et Alpha Bayla Guèye ne seraient pas si méfiants à l'égard des outils digitaux qui pourraient être utiles pour rationaliser le « travail » militant.  Sur le segment électoral des 18 ans et plus, qui semble être la cible première des candidats, l'utilisation des réseaux sociaux est fréquente. 

Ces derniers sont accros aux posts Facebook et aux messageries vocales sur WhatsApp. C’est pourquoi les usages que le staff de Soham El Wardini fait du numérique sont multiples : communiquer auprès des dakarois, mobiliser les soutiens des femmes, mettre en scène leur capacité de mobilisation et leur proximité avec les électeurs, etc...

Sur les vidéos de Abdoulaye Diouf Sarr, publiées dans la presse en Ligne et partagées sur les réseaux sociaux, l'ambition du candidat de BBY à la Ville est visiblement de trouver les mots pour toucher une catégorie d'électeurs qui lui résiste encore, notamment sur les questions auxquelles adhéreraient les jeunes de la capitale, inquiets pour leur avenir. 

Pour sortie Dakar des mains de l’opposition, il parie sur une nouvelle génération d’électeurs et associe l’ensemble des sensibilités ethniques, religieuses et coutumières. Humoristes et animateurs sont parfois impliqués.

Une grande partie d’entre eux sont fréquemment suivis sur les médias sociaux (Facebook, Twitter, Youtube, etc.) : ils y publient du contenu et débattent par messagerie vocale.

Ce fait social d’ampleur est désormais bien compris par les proches de Cheikh Mbaye, président du mouvement « Sa Deug Deug » et candidat à la mairie des HLM. Ils n’ont pas tardé à investir cet espace, à la suite de porte-à-porte.

Dans une vidéo postée par ses proches, plusieurs intervenantes, issues de la gente féminine de la Cité des Eaux, ont pris la parole pour esquisser des idées ou des pistes de réflexion pour les aider dans l’entreprenariat et une meilleure prise en charge des femmes.

À Grand-Yoff, les prétendants à la mairie sont connectés à Internet. Ils s’y bousculent presque, avec leur shooting photo pour la campagne. Les partisans de Cheikh Bakhoum, candidat de la coalition BBY, déclament sur les réseaux sociaux les ambitions de leur leader pour la commune. Le candidat,  lui, fait bien campagne, l'œil rivé sur les médias sociaux.

Internet et les médias sociaux ont en effet durablement transformé la manière dont les acteurs politiques appréhendent et pratiquent la communication électorale, en période de campagne.

À la Rue 6 et environs, les candidats à la mairie de Médina, ont déjà formulé de nouveaux engagements de campagne. Ici, les élections municipales sont le théâtre d’une mobilisation importante pour la conquête d’un mandat ou sa préservation.

Chez Bamba Fall et Ahmet Tidiane Ba, l’ensemble des activités contribue à la mobilisation électorale avec comme point commun la volonté d’occuper le terrain.  Il est dit que le rapport direct entre le candidat et les électeurs conduira ces derniers à voter pour celui qui aura fait preuve de la plus intense proximité à leur égard.

Et le porte-à-porte constitue probablement l’activité de campagne qui atteint le plus haut degré de proximité et de personnalisation de la relation entre le candidat et les électeurs. Après avoir occupé le terrain, il faut poster photos et vidéos…
Samedi 8 Janvier 2022
Dakaractu




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