Liste des sénégalais violentés, torturés, tués par la Police et la gendarmerie. Effrayant !


Afin d’éliminer totalement la torture et d’assurer l’application de la convention du 10 décembre 1984, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé le 26 juin « Journée Mondiale de Soutien aux Victimes de Torture ».

Cette journée est révélatrice d’une prise de conscience généralisée que la torture, honteuse pratique couramment utilisée dans plus de 150 pays est bien une atteinte à un droit inaliénable de la personne humaine : la dignité.

Il convient dès lors de se mobiliser pour cette journée afin de poursuivre ensemble la lutte contre l’impunité des tortionnaires car il est nécessaire de ne pas oublier que si le Droit International de protection devient peu à peu aujourd’hui un élément d’espoir, son effectivité sera toujours le produit de notre vigilance.

C’est pourquoi en guise de sensibilisation, nous vous listons les cas de tortures subies par des simples citoyens qui ont vu leurs droits bafoués dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie alors qu’ils étaient en garde à vue.



Il s’agit de Alioune Badara Mbengue, torturé le 12 juillet 2002 par six gardes pénitentiaires de la prison de Rebeuss de Dakar.

Bineta Guèye, Margo Samb, Ousmane Ndiaye, Serigne Boubou Ndoye et El Hadji Malick Samb violentés et torturés le 26 septembre 2006 par des éléments de la Légion de la gendarmerie d’intervention (Lgi) à Ouakam.

Un an après, Dominique Lopy est décédé dans les locaux du commissariat de Kolda le 13 avril 2007. Le président du Conseil régional avait porté plainte contre lui pour vol d’un poste téléviseur, fait qu’il a toujours nié.

Alioune Badara Diop a rendu l’âme dans les locaux du commissariat de Ndorong à Kaolack, le 13 décembre de la même année.

La liste des victimes s’allonge avec Aïda Camara, tuée dans les locaux du commissariat central de Dakar, le 27 novembre 2008.

Mamadou Bakhoum retrouvé mort le 23 janvier 2009 dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Karang, poste frontalier avec la Gambie.

Aboubacry Dia, tué dans les locaux du commissariat de Matam le 18 novembre 2009.

Abdoulaye Wade Yinghou, tué le 14 juillet 2010 par des policiers du commissariat de Yeumbeul, lors d’une manifestation.

Yatma Fall, torturé dans les locaux du commissariat de police de Saint-Louis, le 13 avril 2011.

Malick Ba à Sangalkam, tué à bout portant lors d’une manifestation.

En plus de ces cas, plusieurs personnes ont fait l’objet de tortures et de peines ou « traitement cruels, inhumains et dégradant » à la veille de la présidentielle de février 2012 et durant la campagne. D’autres auraient été tués comme Ousseynou Seck à Gand Yoff et Mamadou Diop écrasé par un camion de police à la place de l’Obélisque.

Xibaaru.com
Mercredi 27 Juin 2012
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