Après plusieurs semaines sans précipitations significatives dans certaines localités, les agriculteurs du département de Linguère redoutent une baisse de la productivité de certaines cultures. Les paysans du département de Linguère, zone à forte vocation agricole, sont gagnés par l’inquiétude face à la pause pluviométrique observée depuis près d’un mois dans plusieurs localités.
Selon Yakhya Sy, chef de la Base de surveillance et d’alerte phytosanitaire de Dahra, relevant de la Direction de la protection des végétaux (DPV), la situation phytosanitaire demeure globalement calme. La principale alerte concerne une attaque de sauteriaux signalée dans la commune de Gassane, où des équipes ont été déployées pour lutter contre ces déprédateurs.
Du côté des cultures, Aliou Sow, chef du Service départemental du développement rural de Linguère, fait état d’une évolution différenciée selon les spéculations et les vagues de semis. Pour le niébé, la récolte en vert de la première vague de semis est en cours, tandis que la deuxième vague se trouve au stade de la floraison et de la formation des gousses.Concernant l’arachide, la première vague est au stade de la formation des gousses, alors que la deuxième vague est en phase de gynophorisation. Pour le mil, la première vague est au stade de la récolte, tandis que la deuxième vague est en phase de maturation, précise Aliou Sow.
La situation pluviométrique reste néanmoins préoccupante dans certaines zones. Yakhya Sy rappelle que de fortes précipitations avaient été enregistrées le 28 août dernier, tandis que la zone d’intervention de la Base de surveillance et d’alerte phytosanitaire de Dahra est couverte par 38 postes pluviométriques.
Mais la longue pause observée depuis lors commence à avoir des effets sur les cultures. À Dahra et dans certaines localités environnantes, les plantes sont désormais soumises à un stress hydrique. Selon Yakhya Sy, si les pluies ne reprennent pas dans les prochains jours, cette situation pourrait entraîner une baisse de la productivité de l’arachide, mais également affecter les deuxièmes vagues de semis de niébé, de mil, d’arachide et de maïs. Une reprise des précipitations apparaît ainsi déterminante pour permettre aux cultures encore en développement d’achever leur cycle dans de meilleures conditions.