Le Dr Moussa Diallo, directeur de l'Inspection pharmaceutique à l'Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), a été limogé ce jeudi par le ministre de la santé et de l’hygiène publique. Une décision qui a immédiatement fait réagir le député Tahirou Sarr. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le député qualifie cette éviction d'« inacceptable » et y voit un « abus de pouvoir » révélateur d'une « dérive autoritaire » qui menacerait les institutions. Le parlementaire s'inquiète particulièrement du signal envoyé à la santé publique, estimant que sanctionner un pharmacien inspecteur chargé de la régulation des médicaments revient à pénaliser un technicien qui n'a fait qu'exercer ses missions avec rigueur, fragilisant ainsi la crédibilité des autorités sanitaires.
Tahirou Sarr accuse également le ministre de tutelle de « partisannerie manifeste » et établit un lien implicite entre ce limogeage et l'affaire dite « Softcare ». En réalité, il soupçonne que des intérêts particuliers aient influencé cette décision. Selon lui, cette situation démontre que la rigueur professionnelle peut être sanctionnée lorsque celle-ci dérange certaines logiques partisanes ou certains acteurs influents du secteur. Le député dénonce un manque d'équité flagrant dans le traitement de ce dossier et appelle à ce que les véritables motivations de cette éviction soient révélées au grand jour.
Face à ce qu'il considère comme un dérapage institutionnel, Tahirou Sarr exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient clairement établies. Il insiste sur la nécessité de préserver l'intérêt général, qui doit primer sur les calculs politiques ou les arrangements de couloir. Pour Tahirou Sarr, la transparence est la seule voie capable de restaurer la confiance des citoyens dans des institutions publiques qu'il juge sérieusement écornées par ce type de pratiques.