Le secrétaire général adjoint du marché Barack de Liberté VI Extension, Mounirou Diagne, également propriétaire de cantine, porte-parole des commerçants du marché Barack de Liberté VI Extension, conteste la sommation de déguerpissement reçue cette semaine de la part de la mairie. Le document leur impose de quitter les lieux dans un délai d’une semaine. Selon le sieur Diagne, le terme même de « déguerpissement » serait inapproprié dans ce dossier. Cette procédure, rappelle-t-il, vise habituellement les personnes occupant un lieu sans titre ni droit, notamment sur la voie publique, ce qui ne correspond pas, selon lui, à la situation des commerçants du marché Barack. Les cantines concernées auraient été dûment acquises en 2003, payées par moratoire auprès du promoteur Bakhoum. Après dix à treize ans de démarches, le marché a été achevé en 2013 et occupé depuis de manière continue par ses propriétaires.
Selon les propos de Mounirou Diagne, l’historique de la construction du marché a été lancée sous le mandat de l’ancien maire de Sicap, Mamadou Diop. À la mort de celui-ci, Gnagna Touré avait assuré la fin de son mandat, avant que Santi Agne ne supervise l’achèvement des travaux. Après deux mandatures, c’est Souleymane Camara, peu connu des administrés selon M. Diagne, qui dirige désormais la commune et qui a signé la sommation contestée.
Le responsable du marché souligne par ailleurs la reconnaissance dont bénéficie l’infrastructure avec la Banque mondiale et la Senelec qui auraient retenu le site comme cas pilote pour son électrification, dans le cadre d’un financement d’environ 150 millions de francs CFA destiné à lutter contre les incendies et les branchements clandestins. Chaque cantine disposerait de son propre compteur, sans aucun fil apparent ni raccordement frauduleux.
Mounirou Diagne ajoute que toute opération de démolition devrait respecter un certain nombre de préalables : lancement d’un appel d’offres, élaboration d’une maquette du projet, recensement des ayants droit, fixation d’un délai raisonnable, et surtout désignation d’un site de recasement pour les commerçants concernés. Il évoque à ce titre le chantier du marché de Guèle Tapée, toujours inachevé après plus de cinq ans, comme exemple des risques liés à une gestion précipitée de ce type de projet.
Le responsable du marché met en garde contre les conséquences sociales d’un déguerpissement non encadré : avec 400 à 500 cantines concernées, ce sont des milliers de personnes dont des membres de la diaspora qui risqueraient de se retrouver sans activité, à l’approche de l’hivernage. Il rappelle que les commerçants concernés exercent une activité formalisée et non informelle et appelle la mairie à respecter leurs droits de propriétaires avant toute décision de démolition.
Selon les propos de Mounirou Diagne, l’historique de la construction du marché a été lancée sous le mandat de l’ancien maire de Sicap, Mamadou Diop. À la mort de celui-ci, Gnagna Touré avait assuré la fin de son mandat, avant que Santi Agne ne supervise l’achèvement des travaux. Après deux mandatures, c’est Souleymane Camara, peu connu des administrés selon M. Diagne, qui dirige désormais la commune et qui a signé la sommation contestée.
Le responsable du marché souligne par ailleurs la reconnaissance dont bénéficie l’infrastructure avec la Banque mondiale et la Senelec qui auraient retenu le site comme cas pilote pour son électrification, dans le cadre d’un financement d’environ 150 millions de francs CFA destiné à lutter contre les incendies et les branchements clandestins. Chaque cantine disposerait de son propre compteur, sans aucun fil apparent ni raccordement frauduleux.
Mounirou Diagne ajoute que toute opération de démolition devrait respecter un certain nombre de préalables : lancement d’un appel d’offres, élaboration d’une maquette du projet, recensement des ayants droit, fixation d’un délai raisonnable, et surtout désignation d’un site de recasement pour les commerçants concernés. Il évoque à ce titre le chantier du marché de Guèle Tapée, toujours inachevé après plus de cinq ans, comme exemple des risques liés à une gestion précipitée de ce type de projet.
Le responsable du marché met en garde contre les conséquences sociales d’un déguerpissement non encadré : avec 400 à 500 cantines concernées, ce sont des milliers de personnes dont des membres de la diaspora qui risqueraient de se retrouver sans activité, à l’approche de l’hivernage. Il rappelle que les commerçants concernés exercent une activité formalisée et non informelle et appelle la mairie à respecter leurs droits de propriétaires avant toute décision de démolition.