Libération de Bah Ndaw et de Moctar Ouane : comment les autorités de la Transition ont été contraintes à lâcher du lest…


Libération de Bah Ndaw et de Moctar Ouane : comment les autorités de la Transition ont été contraintes à lâcher du lest…
Ouf de soulagement pour Bah Ndaw et Moctar Ouane. Les mesures restrictives les concernant ont été levées par les autorités maliennes, informe ce vendredi 27 août le comité local de la Cedeao chargé de faire le suivi de la transition. 

Contacté par Dakaractu, leur avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté confirme.

Les deux personnalités maliennes qui assuraient respectivement les responsabilités de président de la Transition et Premier ministre ont été privées de leurs libertés après le coup de force du 24 mai dernier mené par le Colonel Assimi Goita. Placés en détention à Kati dans un premier temps, Bah Ndaw et Moctar Ouane ont été ensuite transférés à Bamako et placés en résidence surveillée. Une situation dénoncée aussi bien par la communauté internationale que par les voix locales. Leur libération a été exigée mais les nouvelles autorités de la transition n’entendaient pas raison.

Le 12 juillet, le dossier connaît une nouvelle tournure avec la commission de Me Mamadou Ismaïla Konaté par Bah Ndaw et Moctar Ouane pour défendre leurs intérêts. Sans attendre, l’ancien ministre de la Justice engage la bataille pour obtenir la libération de ses clients. « À leur demande, j’ai accepté d’être leur avocat pour agir, pour le droit contre l’injuste. Je prends immédiatement l’attache des autorités maliennes », avait annoncé l’avocat qui confiera à Dakaractu que la prochaine étape consisterait à adresser un courrier au président de la Transition pour obtenir gain de cause. Décidé à remporter ce combat, il n'écartait pas de saisir la cour de justice de la Cedeao. Ce qu’il a finalement fait.

Puis, l’expert des Nations unies pour les droits humains, Alioune Tine s’est rendu au Mali et a obtenu des promesses des autorités de la Transition allant dans le sens de libérer Bah N’daw et Moctar Ouane. Mais les choses n’ont véritablement commencé à bouger qu’après l’ultimatum de la Cour de justice de la Cedeao. L’organe judiciaire de l’institution sous-régionale a demandé au Mali de lui fournir d’ici le 28 août (demain) un mémoire justifiant la résidence surveillée de Moctar Ouane et de Bah Ndaw. Avant la date butoir, les autorités maliennes ont lâché du lest. 

Dans le communiqué du comité de suivi de la Transition, il est indiqué que « des dispositions ont été prises pour leur assurer des droits attachés à leur statut d’ancien chef de l’État et d’ancien Premier ministre ». « Toute violence a une fin, toute suprématie a une fin. Le droit est pour les forts et pour les faibles. Le faible d’aujourd’hui est le fort de demain. Sachons le et gardons le en nous pour assurer à ce pays et à son peuple sa quiétude et son bonheur », réagit l’avocat Me Mamadou Ismaïla Konaté.
Vendredi 27 Août 2021
Dakaractu



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