Les vœux piquants de Karim Wade : « Macky Sall a déçu les attentes (…) inerte et silencieux, notamment sur la vingtaine de dossiers de corruption »


Karim Wade a adressé ses vœux aux sénégalais. Mais cette fois, il s’est particulièrement attaqué au Chef de l’Etat Macky Sall et à son modèle de gouvernance. Pour Karim Wade, le Président Sall a simplement déçu les sénégalais surtout en restant « inerte et silencieux, notamment sur la vingtaine de dossiers de corruption transmis par l’OFNAC au procureur de la République. » Karim Wade de revenir d’abord sur le bafouement de ses droits par les autorités.

 

« Vous avez été nombreux à me questionner sur l’opportunité de la contribution personnelle que j’ai tenu à apporter au Gouvernement pour lutter contre le coronavirus, alors que les autorités sénégalaises n’ont cessé de violer mes droits les plus élémentaires depuis 2012.  Je comprends vos interrogations, compte tenu des campagnes de dénigrement dont j’ai été victime, de ma détention arbitraire durant trois ans, de mon exil forcé, du refus systématique d’appliquer les décisions de la justice internationale condamnant l'État et de la négation de mon droit à être pleinement reconnu comme un citoyen sénégalais.

Toutefois, malgré cet acharnement, je suis convaincu que, dans la situation exceptionnelle traversée par notre pays, nous devons faire l’économie de nos ressentiments quand les vies de nos compatriotes sont en jeu et participer à l’effort collectif de la Nation en lutte contre la pandémie COVID-19 », a-t-il expliqué.   Dévastés en 2020 par une crise économique, sociale et sanitaire sans précédent, du fait de la Covid, les Sénégalais attendent des mesures concrètes, immédiates et fortes : vaincre le coronavirus, relancer l’économie, répondre aux angoisses de centaines de milliers de jeunes dont le seul espoir est de quitter leur pays où ils n’ont plus de destin, dira Wade fils. Mais comme toujours, accablera-t-il, « le Chef de l’État Macky SALL a déçu les attentes des Sénégalais ».

 

« Il n’a même pas été capable de respecter ses promesses sur une gestion « sobre et vertueuse». Il est resté inerte et silencieux, notamment sur la vingtaine de dossiers de corruption transmis par l’OFNAC au procureur de la République.

Par ailleurs, la CREI juridiction d’exception, réactivée en 2012 exclusivement pour tenter de m’anéantir politiquement est à l’arrêt depuis plus de six ans. Les magistrats qui la composent ont perdu tout sens de l’honneur et de l’impartialité et n’ont instruit aucun autre dossier depuis »,  accusera Karim.

 

D’ailleurs sur l’état des libertés publiques, il fera le même constat froid et implacable. « Il est tout aussi dégradé ». « L’année 2020 a été marquée par des violations systématiques des droits humains, notamment les arrestations répétées d’activistes parmi lesquels Assane DIOUF, Guy Marius SAGNA et Adama GAYE qui a été contraint à l’exil pour avoir dénoncé la mauvaise gestion de nos ressources naturelles.

 

Face à ces graves dérives, face aux nombreuses autres violations des libertés fondamentales, d’association, de réunion, de manifestation, d’opinion, d’expression, et bientôt à l’interdiction pour les Dakarois d’élire leur maire, l’unité de tous les démocrates s’imposera comme une évidence », conseille Karim Wade.

 

Dans la bataille pour la restauration de l’État de droit, donc invitera-t-il, le PDS doit être en première ligne. « C’est dans l’union que nous ferons reculer Macky SALL et son clan pour que le Sénégal redevienne un modèle de démocratie et de respect des droits de l’homme en Afrique », martèle Karim.

 

« Je rappelle à mes frères et à mes sœurs du Parti Démocratique Sénégalais que nous avons un héritage à défendre et une histoire à poursuivre en restant à l’écoute des aspirations profondes de notre peuple, dans le respect de nos convictions, sans jamais transiger sur les principes qui sont les fondements de la morale en politique », fera t-il aussi savoir.

 

Enfin en 2021, la priorité pour le PDS sera de renforcer son socle électoral, de renouveler démocratiquement ses instances et de bâtir un programme audacieux démontrant qu’elle est la seule alternative sérieuse et crédible à la politique désastreuse du régime dira aussi Karim. « La nouvelle année marquera, j’en suis convaincu, une étape décisive dans la reconquête du pouvoir. Je rappelle au Gouvernement que la démocratie exige le respect du calendrier électoral, un fichier électoral consensuel et l’exercice du droit de vote sans restriction et sans   discrimination », conclura Karim.

 
 
Vendredi 1 Janvier 2021
Dakar actu




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