Les sortants de la Fastef mettent la pression sur l'État

C’est au siège de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique « Cosydep » que s’est tenue la conférence de presse des professeurs sortants de la FASTEF et non affectés.
Selon Alfousseyni Keïta le coordinateur, le Sénégal a besoin d’enseignement de qualité. Pour cela, il faut qu’un nombre important de professeurs soit recruté. En 2013, 368 sortants de la Fastef ont été recrutés. Cependant il reste 250 autres qui sont en attente depuis lors, pour servir dans les établissements. Un acte discriminatoire et injuste selon lui, car ayant suivi les mêmes formations dans la même école et ne sont toujours pas en pouvoir d’exercer leur fonction.
Le coordinateur des professeurs non affectés de la Fastef juge qu’il y a un manque de volonté politique. Le président Macky Sall doit prendre l’affaire en mains, car celui-ci avait déclaré 2017, année de la jeunesse. Ce qui devait être un bond en avant pour pouvoir y impliquer les professeurs non affectés. Ceux-ci exigent d’être affectés dans les 14 régions du Sénégal car il y a crise dans les écoles sénégalaises. Une crise qui est due au manque de professeurs dans les écoles.
Le ministre de l’éducation nationale Serigne Mbaye Thiam leur a lancé « si besoin se fait sentir », ils seront affectés. D’autres furent saisis comme Hélène Tine, mais sans succès.
Après un combat de vive ardeur depuis 4 ans, les professeurs non affectés de la Fastef lancent un appel pressant au président Macky Sall. S’il n’y a pas décantation de la situation d’ici la fin du mois d’Octobre, ils vont faire face aux autorités et au gouvernement car 4 ans de combat, ce n’est pas 4 jours...


Lundi 9 Octobre 2017




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