“Nous ne pouvons pas croire en Jésus et promouvoir la guerre”, a-t-il déclaré dans son homélie prononcée à la basilique de la Sagrada Família de Barcelone. “Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner celui qui souffre, celui qui pleure, celui qui fuit la misère”, a-t-il poursuivi devant des milliers de fidèles, parmi lesquels le roi d’Espagne Felipe VI et son épouse, la reine Letizia, semblant faire allusion à la question migratoire.
Fin mai, Léon XIV avait jugé obsolète le concept de “guerre juste” défendu notamment par l’administration américaine de Donald Trump dans le contexte de la guerre contre l’Iran, initiée par les États-Unis et Israël. Il jugeait que cette “théorie” était “trop souvent invoquée pour justifier n’importe quelle guerre, sous réserve du droit à la légitime défense dans son sens le plus strict”.
Le président américain avait qualifié le pape de “faible” face à la criminalité et “nul” en matière de politique étrangère, ce à quoi Léon XIV avait répondu qu’il avait le “devoir moral” de s’élever contre la guerre.
Le premier pape américain de l’Histoire s’est imposé comme un des dirigeants très critiques à l’égard de la guerre au Moyen-Orient et est très sensible à la cause des migrants, à l’instar de son prédécesseur François.