Ces rendez-vous, qui consistent essentiellement en un entretien entre un ressortissant étranger demandeur de visa et un agent consulaire, seront “ajustés” afin de permettre cette formation, a indiqué dans un courriel à l’AFP un porte-parole du département d’État, confirmant des informations de la presse américaine.
Cette mesure exceptionnelle s’applique à toutes les ambassades et consulats américains à travers le monde. Elle ne concerne pas les visas de tourisme, étudiants, d’affaires ou pour travailler temporairement aux États-Unis. Il n’a pas été précisé quand ces rendez-vous pourraient reprendre, mais un responsable du département d’État s’exprimant sous couvert d’anonymat a évoqué une pause de “plusieurs semaines” selon les ambassades.
La formation, initiée au début du mois mais qui a commencé cette semaine, vise notamment à s’assurer que “les demandeurs de visa ne risquent pas de devenir une charge pour l’État”, selon le département d’État. Celui-ci s’emploie ainsi depuis le début de l’année à mettre à jour les directives et les formations relatives à la notion de “charge publique”.
Les ressortissants étrangers demandeurs de visas doivent être avisés des changements dans les rendez-vous avec les agents consulaires qui pourront être reprogrammés, a-t-on ajouté de même source.
Lutte contre l’immigration
Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité, expulsant massivement des immigrés en situation irrégulière, mais restreignant aussi largement, parfois de façon draconienne, l’entrée légale des ressortissants étrangers, et réprimant sévèrement les étrangers qui outrepassent la durée de leur séjour.
Mardi, le gouvernement américain avait indiqué être prêt à révoquer les visas d’affaires et de tourisme de jusqu’à 200.000 étrangers ayant fait une demande d’asile aux États-Unis.