Légalisation de l'avortement au Bénin : la conférence épiscopale parle « d'une culture de la mort »


À l'opposé du Sénégal qui peine à légaliser l'avortement, le gouvernement béninois, pour sa part, vient d'autoriser l'interruption volontaire de grossesse. Auparavant interdit dans le pays sauf circonstance exceptionnelle, l'Assemblée nationale du Bénin a voté la légalisation de l'avortement. Cette nouvelle mesure n'a pas manqué d'irriter l'église qui considère se pratique comme une culture de la mort.

La santé maternelle et celle de l'enfant à naître semblent préoccuper les législateurs de la loi béninoise. En effet, une disposition de la loi du Bénin relative à la santé sexuelle et de la reproduction prévoit désormais qu'à "la demande de la femme enceinte, l’interruption volontaire de grossesse peut être autorisée lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale incompatible avec l’intérêt de la femme et/ou de l’enfant à naître".

D'autant plus raisonnable de protéger les intérêts moraux et professionnels de la femme ou de l'enfant à naître, la conférence épiscopale du Bénin considère cette pratique comme une violation de la sacralité de la vie humaine. L'église affirme que "la légalisation de l'avortement est la culture de la mort", avant de "rappeler à tous, le respect inconditionnel du caractère sacré et inviolable de la vie, surtout de celle de l’innocent. L’avortement est un acte inhumain qui détruit la vie du fœtus, mais aussi celle de la mère à plusieurs égards", affirment les responsables de l'Église catholique au Bénin.

Toutefois, les autorités ambitionnent de normaliser l'avortement pour prévenir les conséquences néfastes de l'avortement clandestin, ce qui constitue un véritable coup de pouce de la mortalité maternelle. Face à cette situation qui pousse souvent les femmes de mettre leur vie en danger dans des pratiques non sécurisées, le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin, affirme que le gouvernement a pris ses responsabilités puisque "près de 200 femmes meurent chaque année des suites des complications de l'avortement", informe le ministre...
Vendredi 22 Octobre 2021
Dakaractu



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