Le vaccin contre la covid-19: un mal nécessaire ou la solution du mal?


LES THÈSES ANTI-VACCINS

 

Nous avons tous suivi ces séries de vidéos où des spécialistes de la médecine défendent la thèse d’un coronavirus inventé pour réduire la population mondiale et l'inopportunité des vaccins sortis à la va vite. Si la thèse du complot et du génocide est vraie, les supposés criminels auront réussi leur coup et l'homme n'aura point d'échappatoire, vacciné ou non. Si elle est fausse, ne pas se vacciner devient un suicide et inciter les populations à ne pas se vacciner devient aussi une complicité de génocide.

 

En voici trois exemples : Frédéric-Chaumont qui développe la thèse du professeur Jean-Bernard FOURTILLAN dans une des vidéos les plus vues : «Le vaccin, une fois injecté, n’aura pas d’effet dans l’immédiat. Ce n’est que plus tard que vous mourrez de paludisme, du sida, ou de n’importe quelle autre maladie contre laquelle votre système immunitaire ne pourra rien faire. Finalement, par la création forcée d’une immuno-déficience, ce vaccin va vous enlever tout moyen de guérir d’une quelconque maladie ; le crime parfait contre l’humanité ». Ou encore moins catégorique, le professeur Henri Joyeux : « Je me ferai vacciner contre le coronavirus quand j’y verrai clair ». 

 

Enfin le professeur Christian Perronne : « Il y a trois grandes catégories de vaccins : le vaccin chinois, une approche classique ; je n’ai pas d’état d’âme avec ce type de vaccins. Il y a un deuxième type de vaccins où on met le coronavirus à l’intérieur d’un adénovirus… On a moins de certitude sur la tolérance de ce type de virus. Il y a un troisième groupe de vaccins. C’est le vaccin de Moderna, Pfizer etc. Ce ne sont même pas des vaccins mais des produits de thérapie génique ARN».

Nous aimerions avoir en face de ces déclarations d'autres spécialistes de la médecine qui démontrent le contraire. La principale réplique qui nous est servie est celle qui soutient que le vaccin est la seule solution face à une pandémie. Mais dès lors que le vaccin lui-même est suspecté, il appartient à ses défenseurs de démontrer à l’opposé des pourfendeurs, son efficacité et le caractère erroné de la thèse du complot. La réplique existe mais elle est de faible ampleur. Bill Gates, la star des finances accusée d’avoir anticipé en déclarant que les nouveaux vaccins pourraient faciliter l’objectif de réduction de la population mondiale, gagnerait à se prononcer clairement pour se dédouaner. De même les responsables de l'Organisation Mondiale de la Santé ont le devoir de lever avec des arguments scientifiques les soupçons qui pèsent sur la cause et les solutions de la covid-19.

 

LE COMPORTEMENT TROUBLANT DE l'OMS (organisation mondiale de la santé).

 

En refusant de valider l’hydroxy chloroquine qui a fait ses preuves de remède efficace contre la covid-19, l'OMS valide la thèse qui fait d'elle le diable. Le Professeur Didier Raoult ainsi que le Professeur Seydi du Sénégal et son équipe, ont plus convaincu avec leurs résultats palpables. Il est encore troublant et difficile de comprendre pourquoi l'OMS est restée longtemps avant d'admettre le port du masque devenue la première des mesures barrières. En se focalisant sur l'investissement colossal pour la production par les industries pharmaceutiques d'un vaccin dans un délai inédit, et en écartant toute autre solution, l’on crédibilise davantage la raison économique sur la thèse scientifique. C’est ce qui a fait que les plus sceptiques se sont vite laissés embarqués par la thèse d'une volonté génocidaire.

 

Un génocidaire veut toujours survivre à son acte or ce serait suicidaire pour tous ces décideurs, médecins, chefs d'Etat et autres scientifiques d'entraîner le monde vers une telle folie. Mais ces dysfonctionnements ou contre-performances de l'OMS ne constituent pas une raison suffisante pour se désarmer face à un ennemi invisible et redoutable.

 

PRIS ENTRE DEUX DANGERS, LE BON SENS DOIT S’IMPOSER

 

S'il est vrai que le monde animal a été totalement dompté par l'homme qui le suit et le contrôle jusqu'au fond des forêts, de l'océan et des cieux grâce aux performances de la science, rien n'exclut que l'homme puisse contrôler aussi l'homme. Si tel est le but des géants qui supervisent cette haute technologie, il serait difficile voire impossible d’échapper à un tel sort.

 

Déjà le téléphone portable devenu le compagnon indispensable et inséparable de l'homme, reste son premier espion. En plus de nos paroles, de nos écrits et de nos vidéos les plus intimes, nos moindres gestes et parcours sont enregistrés, stockés dans des mémoires gigantesques. Ils seront utilisés à des fins insoupçonnées au-delà même de notre mort. Les smartphones renvoient dans mon subconscient aux deux anges décrits dans les livres saints et qui enregistrent chez chaque individu les bonnes et les mauvaises actions à verser dans le verdict du jugement dernier.  

 

Entre le mal de la covid-19 qui tue tout de suite et celui du vaccin soupçonné de tuer demain, le choix ne devrait pas être difficile.

L'essentiel est comme l'a dit le Dr. Bousso, de ne pas être des cobayes et de faire le bon choix du vaccin. J'ajouterai que l'Afrique ne doit plus être le destinataire des vaccins bas de gamme comme c'est le cas de beaucoup de produits pharmaceutiques.

 

Imaginez que nous sommes dans un avion en plein vol et qui subitement prend feu. Quand l'équipage nous demande de porter nos gilets de sauvetage, des passagers apparemment bien informés nous disent : attention ! Il s’agit d’un attentat et ne portez surtout pas les gilets de sauvetage car ils sont piégés ! Vrai ou faux il ne serait pas trop aberrant de les mettre pour avoir au moins une chance sur deux de ne pas mourir.

 

FAUT-IL SE VACCINER OU NON ?

 

Si le vaccin est le résultat d'un vaste complot de scientifiques, d'hommes d'affaires et de politiques qui visent la réduction de l'humanité ou l'enrichissement de ces sacrés comploteurs, leur stratégie pourrait être résumée par ce message : mourrez aujourd'hui de notre invention la covid-19 ou demain de notre vaccin mais pas après-demain de votre destin ! Il m'est absolument difficile de me convaincre que les grands scientifiques, médecins et autres docteurs de notre pays et de toutes les nations, puissent entrer dans la danse diabolique de comploteurs pour empoisonner leur propre mère, leurs femmes, leurs enfants et leur peuple. Non, il me semble absolument absurde que les responsables de notre santé nationale puissent cautionner une telle volonté.

 

A la question de savoir si le vaccin vous garantit de ne pas tomber malade, le Professeur Arnaud Fontanet répond : « non, ça ne vous le garantie pas. Toutefois, ça diminue de 80% votre risque ». Tenaillés entre des thèses scientifiques contradictoires, hors de portée des profanes que nous sommes, nous préférons, entre deux maux, choisir le moindre.

Si le vaccin est un mal, il est alors un mal nécessaire. Si la thèse du complot s’avère une hérésie, le vaccin est alors la solution du mal.

 

L’Europe et l’Amérique, dos au mur face à la pandémie, ont commencé à vacciner massivement leur population. La Reine d’Angleterre, le Roi d’Arabie Saoudite, le Pape sont tous passés à la trappe en se faisant vacciner. Jouent-ils le jeu de Satan ? L’inde, l’Indonésie, la Turquie d’Erdogan et bien d’autres grands peuples de la planète ont ajusté leur horloge à l’heure de la vaccination contre la covid-19.

 

L’Afrique jusqu’ici loin des taux de décès catastrophiques, doit-elle jouer la prudence et s’abstenir du vaccin comme le soutiennent certains professionnels ? Ou alors doit-elle être prévoyante en vaccinant une population peu exposée pour le moment ? S’abstenir du vaccin n’est-ce pas synonyme d’accumuler un nombre important de décès avant de se décider ? Laisser mourir mille, dix mille personnes ou plus encore et qui auraient pu être sauvées par le vaccin n’est-ce pas aussi non-assistance à personnes en danger ? Rien ne sert de courir, il faut partir à point. L’Afrique ne devrait pas rater le train de la barrière contre la covid-19 et creuser l’écart entre pays développés et sous-développés.  

 

CONCLUSION

 

L’Afrique ne doit pas non plus rester naïve et vulnérable pour s'exposer devant un danger imminent qui a terrassé les titans occidentaux qui se prenaient pour les dieux de la technologie et de la médecine. Une chose est sure : naturel, fabriqué ou commandité, le mal de la covid-19 est là et fait des ravages, ignorant forteresse, frontières et croyances. On n'arrête pas une mer de malheur avec ses bras ni avec seulement la théorie de ne rien faire. Il n’est pas superflu, ni aberrant de vacciner une population saine afin de garantir sa survie. Il suffit juste de dissocier l’ordre des priorités : ceux pour qui la vaccination est indiquée du fait de l'état instable de leur santé, ceux pour qui la vaccination est souhaitable du fait de leur proximité avec le mal ou de la fréquence de leur déplacement dans des zones à risque. Enfin, tous les autres pour qui il n'y a aucune urgence pour le moment.

Mais il faut reconnaitre que les populations ont besoin d’être rassurées par une communication plus pointue de la communauté scientifique sur l’efficacité des vaccins.  

 

La science qui, par la découverte de vaccins, a sauvé le monde des fléaux de la méningite, la tuberculose, la fièvre jaune, la peste et autres épidémies, reste la solution inamovible contre la covid19 malgré les questions troublantes du nouvel ordre mondial.

 

Cheikh Bamba Dioum

Samedi 23 Janvier 2021
Dakaractu




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