Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en Éthiopie avant une visite au Niger


Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov était mardi 7 juillet à Addis Abeba pour une visite de travail, dans le cadre de sa tournée africaine. Il est attendu ce mercredi au Niger.

Lors de son passage en Éthiopie durant sa tournée africaine, le chef de la diplomatie russe a notamment rencontré son homologue éthiopien Gedion Timothewos. Le principal sujet de discussion entre les ministres a été la coopération énergétique.

En mars, les deux pays ont signé une feuille de route portant sur la création d’une centrale nucléaire en Éthiopie. Un accord stratégique pour Addis-Abeba qui « a besoin de davantage d’énergie pour soutenir l’industrialisation, la croissance urbaine et le développement à long terme ».

Ainsi, « l’énergie nucléaire pourrait offrir une source d’électricité stable et réduire la dépendance à l’égard de l’hydroélectricité, vulnérable aux aléas climatiques mais aussi aux tensions régionales liées à l’eau, comme c’est le cas avec le Grand barrage de la Renaissance, le GERD », estime Federico Donelli, analyste spécialiste de la Corne de l’Afrique au sein du centre Wilson.

 

Depuis un an, le gouvernement éthiopien revendique régulièrement un accès à la mer via le port d’Asmara, faisant craindre un nouveau conflit avec l’Érythrée.
Prochaine étape : Niger

Après ce passage en Éthiopie, Sergueï Lavrov est attendu à Niamey, au Niger, où il doit participer à la deuxième session des consultations des ministres des Affaires étrangères de la confédération de l'AES (Alliance des États du Sahel).

Selon le communiqué officiel nigérien, pays hôte, cette visite « s'inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique » entre l'AES et la Russie.

En Éthiopie, il s'est notamment entretenu sur le sujet de l'AES avec le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. Car les relations entre l'institution et les trois régimes militaires putschistes du Mali, du Niger et du Burkina Faso, dont Moscou est un partenaire privilégié, sont tendues.

Ainsi, « Moscou cherche à montrer que ce n'est pas qu'un partenaire militaire ou sécuritaire », selon Tatiana Smirnova, chercheuse associée à l'Uqam (Université du Québec à Montréal) et spécialiste des relations entre la Russie et l'Afrique.
 

Mercredi 8 Juillet 2026
RFI