En 2004, le parti démocrate avait envoyé sur la scène de la Convention de Boston un certain Barack Obama, qui allait devenir deux mois plus tard sénateur de l'Illinois. Un discours (The Audacity of Hope) qui changera la stature de celui qui avait exprimé son rêve de voir une Amérique ni noire, ni blanche, ni latino ou asiatique et qui deviendra président quatre ans plus tard. Cette année, alors que la campagne présidentielle bat son plein, les démocrates ont choisi Julian Castro, l'étoile montante que beaucoup présentent comme le prochain Obama, pour présenter la keynote de leur convention qui doit se tenir du 03 au 06 septembre prochain à Charlotte (Caroline du Nord).
Mérite et dur labeur
Premier latino à être invité à s'exprimer dans un événement d'une telle envergure, Castro est, à 37 ans, le plus jeune maire des cinquante plus grandes villes des Etats-Unis et a été réélu en 2011 avec 82,9 % des suffrages. Diplômé de Harvard et Stanford, son accession au sommet de l'échelle sociale est le fruit d'une ascension comme seule l'Amérique sait en faire. Elevé avec son frère jumeau, Joaquin (qui est en course pour le Congrès au Texas), par une mère célibataire, Julian Castro partage la vision de son modèle d'une Amérique, terre d'opportunités qui récompense le mérite et le travail dur.
Record d'affluence
Alors que la majorité des politiciens fédéraux n'ont jamais entendu parler de lui avant mardi, jour de sa nomination, Castro officie avec brio à la co-présidence de la campagne du Président sortant. En qualité de maire, il a mis en pratique de nombreux idéaux d'Obama en imprimant une "nouvelle énergie économique" et en faisant du niveau d'instruction une priorité après avoir créé, notamment, le "Café College", un centre dédié aux étudiants désireux de préparer leur entrée à l'Université.
Sa nomination mardi à la présentation de la keynote de la grande messe démocrate, qui doit valider (pour la forme) ses représentants dans la course à la présidence et à la vice-présidence du pays, a été applaudie par son camp et surtout par la forte communauté hispannique du pays. Suite à cette annonce, la chaîne de la télévision Univision a déclaré avoir vu son site internet être pris d'assaut et obtenir un nombre de visites jamais réalisé. "Il est jeune, énergique et impressionnant", s'est enthousiasmé Matt Bennett, membre du parti. "Il incarne l'image exacte que le parti veut renvoyer".
Objectif 2016?
Ben LaBolt, le porte-parole de campagne d'Obama, n'en pense pas moins et n'hésite pas à surnommer Castro "l'étoile montante du parti qui a travaillé sans relâche pour faire éclore une classe moyenne à San Antonio, en engageant des investissements dans des programmes d'éducation innovants et de développement d'énergie propre qui vont mener à la création d'emplois stables dont vont profiter de nombreuses familles". Comme un symbole, la nouvelle star du parti démocrate rejoindra sur scène au premier soir de la convention Michelle Obama.
"Avoir à la fois la Première Dame et Castro au perchoir de cette soirée inaugurale sera l'occasion de réunir deux leaders incroyables dont les parcours respectifs incarnent la promesse de l'Amérique qui dit que le dur labeur et le respect des règles peuvent vous faire prospérer", s'est réjoui le président de la Convention et maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa. Reste à voir s'il profitera de cette occasion pour définitivement se placer en vue de la présidentielle de 2016. Même si imaginer un Castro à la Maison Blanche pourrait freiner certains électeurs.
Mérite et dur labeur
Premier latino à être invité à s'exprimer dans un événement d'une telle envergure, Castro est, à 37 ans, le plus jeune maire des cinquante plus grandes villes des Etats-Unis et a été réélu en 2011 avec 82,9 % des suffrages. Diplômé de Harvard et Stanford, son accession au sommet de l'échelle sociale est le fruit d'une ascension comme seule l'Amérique sait en faire. Elevé avec son frère jumeau, Joaquin (qui est en course pour le Congrès au Texas), par une mère célibataire, Julian Castro partage la vision de son modèle d'une Amérique, terre d'opportunités qui récompense le mérite et le travail dur.
Record d'affluence
Alors que la majorité des politiciens fédéraux n'ont jamais entendu parler de lui avant mardi, jour de sa nomination, Castro officie avec brio à la co-présidence de la campagne du Président sortant. En qualité de maire, il a mis en pratique de nombreux idéaux d'Obama en imprimant une "nouvelle énergie économique" et en faisant du niveau d'instruction une priorité après avoir créé, notamment, le "Café College", un centre dédié aux étudiants désireux de préparer leur entrée à l'Université.
Sa nomination mardi à la présentation de la keynote de la grande messe démocrate, qui doit valider (pour la forme) ses représentants dans la course à la présidence et à la vice-présidence du pays, a été applaudie par son camp et surtout par la forte communauté hispannique du pays. Suite à cette annonce, la chaîne de la télévision Univision a déclaré avoir vu son site internet être pris d'assaut et obtenir un nombre de visites jamais réalisé. "Il est jeune, énergique et impressionnant", s'est enthousiasmé Matt Bennett, membre du parti. "Il incarne l'image exacte que le parti veut renvoyer".
Objectif 2016?
Ben LaBolt, le porte-parole de campagne d'Obama, n'en pense pas moins et n'hésite pas à surnommer Castro "l'étoile montante du parti qui a travaillé sans relâche pour faire éclore une classe moyenne à San Antonio, en engageant des investissements dans des programmes d'éducation innovants et de développement d'énergie propre qui vont mener à la création d'emplois stables dont vont profiter de nombreuses familles". Comme un symbole, la nouvelle star du parti démocrate rejoindra sur scène au premier soir de la convention Michelle Obama.
"Avoir à la fois la Première Dame et Castro au perchoir de cette soirée inaugurale sera l'occasion de réunir deux leaders incroyables dont les parcours respectifs incarnent la promesse de l'Amérique qui dit que le dur labeur et le respect des règles peuvent vous faire prospérer", s'est réjoui le président de la Convention et maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa. Reste à voir s'il profitera de cette occasion pour définitivement se placer en vue de la présidentielle de 2016. Même si imaginer un Castro à la Maison Blanche pourrait freiner certains électeurs.