Le Canada et le Québec n'appuient plus Michaëlle Jean


Les gouvernements canadien et québécois n'appuient plus Michaëlle Jean pour le poste de secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). La décision est tombée d'Ottawa qui constate que la campagne de la Canadienne pour un renouvellement de mandat «est un échec», a affirmé une source au bureau du premier ministre Justin Trudeau.

Le Canada va se rallier au choix de la majorité, indique-t-on à Ottawa. La France avait déjà annoncé qu'elle allait appuyer la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo.

À Québec, on mise sur la tradition qui veut que lorsque le président vient d'un pays du Sud, l'administrateur est suggéré par le Nord. En ce sens, Québec a fait deux propositions pour un administrateur, soit Michel Audet, ex-sous-ministre des Relations internationales à Québec, issu de l'Université Laval, et Michel Bonsaint, le secrétaire général de l'Assemblée nationale.

M. Audet avait été le premier représentant du Québec à l'Unesco à Paris, un poste occupé pendant cinq ans. Il est présentement délégué du Québec à Bruxelles.

À quelques heures de son départ pour le sommet de la Francophonie qui débute jeudi à Erevan, en Arménie, le premier ministre désigné François Legault a souligné l'apport de Michaëlle Jean, mais «il est maintenant temps de laisser place à un nouveau style de gestion», affirme-t-il.

«L'Afrique recèle des potentiels énormes, tant pour notre économie, que pour l'avenir de la langue française. C'est pourquoi j'ai l'intention d'appuyer une candidature provenant de ce continent», écrit M. Legault.

Il dit se réjouir du plan de relance de l'OIF, «mis de l'avant par un groupe de travail présidé par le Québec. Le Québec doit continuer de montrer l'exemple, par ses mesures de saine gestion, de promotion de la démocratie et des droits de la personne. Le gouvernement désigné de la Coalition Avenir Québec prévoit donner son appui à une candidature qui entendra promouvoir résolument la langue française, la gouvernance démocratique et développer la francophonie économique sur la scène internationale et qui assurera au Québec un rôle actif au sein de l'OIF», ajoute M. Legault.
Mardi 9 Octobre 2018
DENIS LESSARD , Lapresse.ca



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