Le sport africain en deuil. Le colonel Hamad Kalkaba Malboum est décédé, mercredi 13 mai à Yaoundé, à l'âge de 75 ans. Ancien athlète, officier supérieur de l'armée camerounaise et dirigeant sportif parmi les plus influents du continent, il aura marqué pendant près de trois décennies la gouvernance du sport africain. Président du Comité national olympique et sportif du Cameroun, patron de la Confédération africaine d'athlétisme, Hamad Kalkaba Malboum laisse l'image d'un homme de réseaux, de pouvoir et de passion pour le sport.
C'est en début d'après-midi, ce 13 mai 2026, que Hamad Kalkaba Malboum s'est éteint, dans sa résidence de Yaoundé. Il a été inhumé dans le cimetière musulman de Soa. Né en 1950, il aura traversé son époque en multipliant les engagements, rapporte notre correspondant dans la capitale camerounaise, Joël Wadem.
Athlète dans les années 1970, Hamad Kalkaba Malboum défendit les couleurs du Cameroun sur les épreuves de sprint, de saut en longueur et de relais. Militaire de carrière, il attint le grade de colonel et dirigea l'Organisation du sport militaire en Afrique au ministère de la Défense, incarnant discipline et exigence. Féru de musique, il enregistra quelques titres dans les années 1970. Mais il assumait que « le sport le passionnait davantage ».
Dirigeant sportif, il se hissa en 1998 à la tête du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Puis, en 2003, Hamad Kalkaba Malboum prit les commandes de la Confédération africaine d'athlétisme, succédant au Sénégalais Lamine Diack. Il est alors le patron du sport qui rapporte la plupart des médailles olympiques au continent africain. Il fut réélu à plusieurs reprises, la dernière fois en 2023, pour un sixième mandat. Tout récemment, il avait accédé à la présidence de la Confédération africaine des sports olympiques.
Sa santé l'a privé des championnats d'Afrique d'athlétisme à Accra
Prestigieux mais aussi exigeant, Hamad Kalkaba Malboum disait souvent regretter la fuite des talents africains vers l'Europe ou le Golfe. Il déplorait aussi que les gouvernements ne montrent pas autant d'intérêt pour l'athlétisme que pour le football.
Le dirigeant camerounais n'était pas homme à éviter les sujets qui fâchent. Les championnats d'Afrique d'athlétisme ne sont pas simples à organiser tous les deux ans. Lors de l'édition 2018, au Nigeria, des athlètes se sont ainsi retrouvés piégés par des transports défaillants. Le président Kalkaba Malboum, fidèle à sa réputation et à sa fonction, fit alors face : « Il faut le reconnaître. Les athlètes ont eu quelques difficultés pour rallier Asaba depuis Lagos.
On fait avec la réalité qu'on vit. Nous allons être plus rigoureux, de manière à ce que les événements en Afrique puissent ressembler aux grands événements du monde. » Hamad Kalkaba Malboum devait être aux championnats d'Afrique qui ont commencé mardi 12 mai à Accra, au Ghana. Mais il avait renoncé au déplacement en raison de son état de santé.
C'est en début d'après-midi, ce 13 mai 2026, que Hamad Kalkaba Malboum s'est éteint, dans sa résidence de Yaoundé. Il a été inhumé dans le cimetière musulman de Soa. Né en 1950, il aura traversé son époque en multipliant les engagements, rapporte notre correspondant dans la capitale camerounaise, Joël Wadem.
Athlète dans les années 1970, Hamad Kalkaba Malboum défendit les couleurs du Cameroun sur les épreuves de sprint, de saut en longueur et de relais. Militaire de carrière, il attint le grade de colonel et dirigea l'Organisation du sport militaire en Afrique au ministère de la Défense, incarnant discipline et exigence. Féru de musique, il enregistra quelques titres dans les années 1970. Mais il assumait que « le sport le passionnait davantage ».
Dirigeant sportif, il se hissa en 1998 à la tête du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Puis, en 2003, Hamad Kalkaba Malboum prit les commandes de la Confédération africaine d'athlétisme, succédant au Sénégalais Lamine Diack. Il est alors le patron du sport qui rapporte la plupart des médailles olympiques au continent africain. Il fut réélu à plusieurs reprises, la dernière fois en 2023, pour un sixième mandat. Tout récemment, il avait accédé à la présidence de la Confédération africaine des sports olympiques.
Sa santé l'a privé des championnats d'Afrique d'athlétisme à Accra
Prestigieux mais aussi exigeant, Hamad Kalkaba Malboum disait souvent regretter la fuite des talents africains vers l'Europe ou le Golfe. Il déplorait aussi que les gouvernements ne montrent pas autant d'intérêt pour l'athlétisme que pour le football.
Le dirigeant camerounais n'était pas homme à éviter les sujets qui fâchent. Les championnats d'Afrique d'athlétisme ne sont pas simples à organiser tous les deux ans. Lors de l'édition 2018, au Nigeria, des athlètes se sont ainsi retrouvés piégés par des transports défaillants. Le président Kalkaba Malboum, fidèle à sa réputation et à sa fonction, fit alors face : « Il faut le reconnaître. Les athlètes ont eu quelques difficultés pour rallier Asaba depuis Lagos.
On fait avec la réalité qu'on vit. Nous allons être plus rigoureux, de manière à ce que les événements en Afrique puissent ressembler aux grands événements du monde. » Hamad Kalkaba Malboum devait être aux championnats d'Afrique qui ont commencé mardi 12 mai à Accra, au Ghana. Mais il avait renoncé au déplacement en raison de son état de santé.