Le mouvement Diant Bi entend renforcer son ancrage social et politique à Ziguinchor. Selon son coordonnateur, Lamine Mané, la deuxième édition de son activité de financement a permis d’accompagner plusieurs cellules composées d’au moins 50 membres, avec une attention particulière accordée aux femmes. Évaluant l’enveloppe mobilisée à plus de 20 millions de FCFA, il a souligné l’importance de ces financements pour soutenir les activités génératrices de revenus et améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Pour lui, cet engagement social constitue également un levier de mobilisation politique, à travers la mise en place de cellules et des actions dans les écoles, les associations sportives et culturelles. Une dynamique qu’il inscrit dans la vision du mouvement Kiiraay, dont il salue le travail de Yankhoba Diémé à Ziguinchor.
Sur le terrain politique, Lamine Mané affiche clairement les ambitions de Kiiraay pour la mairie de Ziguinchor. « Kiiraay est partout. Donc pourquoi ne pas prendre la mairie ? », lance-t-il, convaincu que le travail de proximité et les actions sociales peuvent permettre au mouvement de conquérir la municipalité. Le coordonnateur de Diant Bi n’a pas non plus épargné le pouvoir en place, estimant que les Sénégalais sont déçus par les attentes suscitées par Pastef. Originaire de Ziguinchor, où il affirme être né et avoir grandi, malgré son parcours actuel à Dakar, il déplore le manque d’évolution de la ville depuis plusieurs décennies. « Depuis 40 ans, Ziguinchor n’a pas changé », dénonce-t-il, faisant de cette stagnation perçue un argument supplémentaire pour justifier les ambitions politiques de Kiiraay dans la capitale du Sud.