La polémique enfle dans la commune de Labgar, département de Linguère, autour du terrain de l’ASCL, que la jeunesse locale considère comme un patrimoine collectif et un acquis historique. Selon des jeunes de la commune, ce terrain aurait été attribué par l'ancien président du Conseil rural , Samba Ndougou Sow, à la suite d’un récépissé signé par le ministre de l’Intérieur de l’époque, André Sonko, le 5 janvier 1988.
Aujourd’hui, les jeunes dénoncent un projet présumé de morcellement du site. Ils accusent le maire, Idrissa Diop de vouloir procéder à un découpage du terrain pour l’attribuer à des « dignitaires ».
Selon leurs explications, six personnes auraient été citées dans le cadre de cette affaire. Parmi elles, quatre auraient finalement renoncé à leur projet, conscientes, selon les jeunes, de l’importance de cet espace pour la jeunesse de Labgar. Une seule personne, une dame, continuerait à vouloir construire sur le site. Les jeunes lui reprochent notamment d’avoir déposé d’importantes quantités de sable sur le terrain, qu’ils considèrent comme une tentative de prise de possession du site.
Face à cette situation, la jeunesse de Labgar se veut catégorique : « Non au morcellement de notre terrain, non au morcellement de notre patrimoine. » Les contestataires soulèvent également des interrogations sur la procédure administrative ayant conduit à la délibération contestée. Ils affirment notamment que l’ancien sous-préfet, Aliou Ba, aurait à plusieurs reprises rejeté cette délibération et ne l’aurait jamais validée.
Autre point soulevé : la liste de présence annexée à la délibération. Selon les jeunes, plusieurs conseillers municipaux qui y figurent affirment n’avoir jamais participé à une telle séance.
Face à ces différentes interrogations, la jeunesse de Labgar appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cette affaire et à vérifier la régularité de la procédure.
Déterminés à préserver ce qu’ils considèrent comme un patrimoine collectif, les jeunes annoncent qu’ils resteront mobilisés pour empêcher tout morcellement du terrain de l’ASCL. « Nous resterons mobilisés pour protéger notre patrimoine », martèlent-ils.
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