Une affaire déclenchée par la plainte d’une mère
L’affaire avait éclaté à Touba le 23 novembre 2024.
Ce jour-là, Sokhna Diop, enseignante de profession, s’était rendue au commissariat spécial pour déposer une plainte contre Serigne Saliou Guèye.
Elle l’accusait d’avoir commis plusieurs agressions sexuelles sur sa fille A. D., âgée d’une quinzaine d’années et scolarisée en classe de CP, selon le récit publié par L’Observateur.
La mère avait auparavant confié sa fille au mis en cause afin qu’il la soigne pour des cauchemars dont elle souffrait depuis le décès de son père.
Pour ce service, elle aurait versé une somme de 20 000 FCFA au guérisseur.
Un certificat médical versé au dossier
Afin d’appuyer ses accusations, Sokhna Diop avait joint à sa plainte un certificat médical.
Le document faisait état de déchirures et d’une perte de l’hymen chez la jeune fille, selon les informations rapportées par le quotidien.
Ces constatations ont contribué à l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Serigne Saliou Guèye.
Entendu par les policiers, ce dernier avait d’abord nié tout contact avec l’adolescente. Il avait ensuite reconnu l’avoir embrassée une seule fois, au moment de prendre un selfie.
Il a cependant constamment contesté avoir entretenu des rapports sexuels avec elle.
La victime décrit des agressions répétées
Devant la barre, A. D. a livré une version radicalement différente.
Elle a affirmé que Serigne Saliou Guèye avait abusé d’elle à plusieurs reprises. D’après ses déclarations, le mis en cause lui aurait d’abord fait des avances, qu’elle aurait systématiquement refusées.
Elle a expliqué qu’après avoir bu une potion, elle se serait rendue chez lui pour accepter les rapports sexuels qu’il lui imposait.
La jeune fille a déclaré avoir été violée à sept reprises.
Elle a également indiqué que le deuxième épisode serait intervenu après avoir bu une autre préparation. Effrayée, elle aurait hésité à révéler les faits à sa mère.
C’est finalement à sa tante qu’elle se serait confiée.
L’accusé reconnaît des sentiments, mais nie le viol
Face aux accusations, Serigne Saliou Guèye a nié catégoriquement avoir violé l’adolescente.
Il a toutefois admis avoir eu des sentiments pour elle et avoir nourri le projet de l’épouser.
Selon les propos rapportés par L’Observateur, il a affirmé que la mère de la jeune fille aurait préparé toute l’affaire contre lui après lui avoir confié l’enfant pour soigner ses cauchemars.
Il a maintenu qu’il n’avait embrassé la victime qu’une seule fois, uniquement dans le cadre d’un selfie.
Cette version n’a toutefois pas convaincu l’accusation.
Le parquet rappelle les déclarations antérieures
Le procureur a attiré l’attention de la Chambre criminelle sur les propos que Serigne Saliou Guèye aurait tenus lors de l’enquête.
Selon le ministère public, le mis en cause avait reconnu avoir entretenu une relation sexuelle avec l’adolescente.
Il aurait néanmoins présenté cette relation comme n’étant pas vierge, soutenant qu’elle avait déjà eu des rapports avec trois autres garçons.
Au terme de son réquisitoire, le procureur a demandé une peine de dix ans de réclusion criminelle.
La défense plaide l’acquittement
L’avocat de Serigne Saliou Guèye, Me Serigne Diongue, a demandé l’acquittement de son client.
Il a invité la Chambre criminelle à tirer les conséquences des éléments du dossier, notamment en cas de doute sur la culpabilité de l’accusé.
La défense a ainsi tenté de faire prévaloir les dénégations de Serigne Saliou Guèye et de contester la solidité des accusations formulées contre lui.
Après les plaidoiries et le réquisitoire du parquet, l’affaire a été mise en délibéré.
Six ans de réclusion et deux millions de FCFA
La Chambre criminelle de Diourbel a finalement déclaré Serigne Saliou Guèye coupable.
Il a été condamné à six ans de réclusion criminelle.
Le tribunal l’a également condamné à verser deux millions de FCFA de dommages et intérêts à la partie civile.
La peine prononcée demeure inférieure aux dix années de réclusion réclamées par le procureur, mais elle écarte la demande d’acquittement présentée par la défense.
L’affaire avait éclaté à Touba le 23 novembre 2024.
Ce jour-là, Sokhna Diop, enseignante de profession, s’était rendue au commissariat spécial pour déposer une plainte contre Serigne Saliou Guèye.
Elle l’accusait d’avoir commis plusieurs agressions sexuelles sur sa fille A. D., âgée d’une quinzaine d’années et scolarisée en classe de CP, selon le récit publié par L’Observateur.
La mère avait auparavant confié sa fille au mis en cause afin qu’il la soigne pour des cauchemars dont elle souffrait depuis le décès de son père.
Pour ce service, elle aurait versé une somme de 20 000 FCFA au guérisseur.
Un certificat médical versé au dossier
Afin d’appuyer ses accusations, Sokhna Diop avait joint à sa plainte un certificat médical.
Le document faisait état de déchirures et d’une perte de l’hymen chez la jeune fille, selon les informations rapportées par le quotidien.
Ces constatations ont contribué à l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Serigne Saliou Guèye.
Entendu par les policiers, ce dernier avait d’abord nié tout contact avec l’adolescente. Il avait ensuite reconnu l’avoir embrassée une seule fois, au moment de prendre un selfie.
Il a cependant constamment contesté avoir entretenu des rapports sexuels avec elle.
La victime décrit des agressions répétées
Devant la barre, A. D. a livré une version radicalement différente.
Elle a affirmé que Serigne Saliou Guèye avait abusé d’elle à plusieurs reprises. D’après ses déclarations, le mis en cause lui aurait d’abord fait des avances, qu’elle aurait systématiquement refusées.
Elle a expliqué qu’après avoir bu une potion, elle se serait rendue chez lui pour accepter les rapports sexuels qu’il lui imposait.
La jeune fille a déclaré avoir été violée à sept reprises.
Elle a également indiqué que le deuxième épisode serait intervenu après avoir bu une autre préparation. Effrayée, elle aurait hésité à révéler les faits à sa mère.
C’est finalement à sa tante qu’elle se serait confiée.
L’accusé reconnaît des sentiments, mais nie le viol
Face aux accusations, Serigne Saliou Guèye a nié catégoriquement avoir violé l’adolescente.
Il a toutefois admis avoir eu des sentiments pour elle et avoir nourri le projet de l’épouser.
Selon les propos rapportés par L’Observateur, il a affirmé que la mère de la jeune fille aurait préparé toute l’affaire contre lui après lui avoir confié l’enfant pour soigner ses cauchemars.
Il a maintenu qu’il n’avait embrassé la victime qu’une seule fois, uniquement dans le cadre d’un selfie.
Cette version n’a toutefois pas convaincu l’accusation.
Le parquet rappelle les déclarations antérieures
Le procureur a attiré l’attention de la Chambre criminelle sur les propos que Serigne Saliou Guèye aurait tenus lors de l’enquête.
Selon le ministère public, le mis en cause avait reconnu avoir entretenu une relation sexuelle avec l’adolescente.
Il aurait néanmoins présenté cette relation comme n’étant pas vierge, soutenant qu’elle avait déjà eu des rapports avec trois autres garçons.
Au terme de son réquisitoire, le procureur a demandé une peine de dix ans de réclusion criminelle.
La défense plaide l’acquittement
L’avocat de Serigne Saliou Guèye, Me Serigne Diongue, a demandé l’acquittement de son client.
Il a invité la Chambre criminelle à tirer les conséquences des éléments du dossier, notamment en cas de doute sur la culpabilité de l’accusé.
La défense a ainsi tenté de faire prévaloir les dénégations de Serigne Saliou Guèye et de contester la solidité des accusations formulées contre lui.
Après les plaidoiries et le réquisitoire du parquet, l’affaire a été mise en délibéré.
Six ans de réclusion et deux millions de FCFA
La Chambre criminelle de Diourbel a finalement déclaré Serigne Saliou Guèye coupable.
Il a été condamné à six ans de réclusion criminelle.
Le tribunal l’a également condamné à verser deux millions de FCFA de dommages et intérêts à la partie civile.
La peine prononcée demeure inférieure aux dix années de réclusion réclamées par le procureur, mais elle écarte la demande d’acquittement présentée par la défense.