La question que je me pose ! (Par Astou Dione Journaliste)


La question que je me pose est la suivante: pourquoi lorsqu’un journaliste dénonce des faits politiques, il est toujours taxé soit d’opposant ou de partie prenante. Certes il y’en a qui, sans équivoque, ne sortent pas du lot. Mais prenez au moins le temps de les distinguer et les identifier. 
 
En dehors de la politique si le journaliste dénonce des faits de société (viol, incivisme, violence, dégradation de l’environnement etc.) l’opinion trouve ça juste jusqu’à même le primer, l’honorer. Dis donc, ce sont ces mêmes personnes qui peuvent d’un moment à l’autre dénoncer des faits politiques. Il y’a juste le domaine qui change. 
Nous devons donner l’information dans sa manière la plus limpide, la plus équilibrée et la plus vraie possible ceci en toute objectivité. Et pour ce faire, nous sommes, en tant que journalistes tenus à se démarquer du lecteur, du téléspectateur ou auditeur qui se contentent généralement que de ce qu’on lui sert. Par contre nous, nous allons dans le fond. Analyse, investigation, contradiction, démenti, (parfois même s’il le faut) procès. Le tout, développé ou condensé dans ce que j’appelle une chronique.
 
Ce que tout le monde doit savoir c’est que ces histoires de partisan, d’opposant ou de détracteur, il existe encore des journalistes qui s’en balancent. Ce qui les intéressent c’est le peuple et la véracité des informations qu’ils lui fournissent. La vérité rien que la vérité. 
 
Je peux, par contre, admettre une chose, la politique peut à tout moment, décrédibiliser le journaliste surtout au Sénégal où la constance est devenu subalterne tant chez nos politiques que chez les journalistes. Cette fiction sérieuse que j’appelle politique englobe en son sein les hommes les plus bipolaires au monde. Tantôt blancs tantôt noirs. Certains d’entre eux pensent que cet art ne doit être bien géré que si les affaires de la cité s’orientent à leur portée ou soient leur intérêt.
 
Encore, c’est le milieu où l’insolence pulvérise la colère. D’aucuns ont recours aux insultes et au dénigrement pour exister et noyer leur rage. La règle pour certains c’est soit les soutenir soit se taire. Qu’est-ce qui peut donc imposer le respect dans ce milieu d’anarchistes? Personne.
 
Et pour terminer je dirai que la vérité n’a ni race ni ethnie encore moins de statut professionnel.
 
Vendredi 1 Février 2019
Dakaractu




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