La fille de Mame Makhtar Guèye et trois coaccusés vers l’instruction : le parquet veut approfondir une enquête tentaculaire

Déférés au parquet de Dakar après leur interpellation dans une enquête mêlant soupçons de trafic de cocaïne et infractions à caractère sexuel, F. B. Guèye, son compagnon et deux ressortissants nigérians ont fait l’objet d’un second retour de parquet. Selon L’Observateur, le dossier devrait être confié à un juge d’instruction.


Un second retour de parquet pour les quatre mis en cause
 
F. B. Guèye, présentée comme la fille de Mame Makhtar Guèye, président de l’Ong Jamra, reste dans l’attente d’une décision judiciaire après son déferrement au parquet de Dakar.
 
Elle a été conduite devant le procureur avec son compagnon, R. S. Guissé, ainsi qu’avec deux ressortissants nigérians désignés par les initiales K. M. Ogbu et M. Nwafor.
 
Selon L’Observateur, les quatre mis en cause ont fait l’objet d’un second retour de parquet. Le ministère public envisagerait désormais l’ouverture d’une information judiciaire. Le dossier pourrait ainsi être confié au premier cabinet d’instruction, qui sera chargé de poursuivre les investigations et de déterminer les responsabilités éventuelles de chacun.
 
Une enquête initiée par la Brigade de recherches de Faidherbe
 
L’affaire serait le résultat d’une opération d’infiltration menée durant plusieurs jours par les enquêteurs de la Brigade de recherches de Faidherbe.
 
Les investigations auraient reposé sur plusieurs techniques, notamment des opérations d’infiltration, des commandes surveillées, des exploitations téléphoniques et des interpellations successives.
 
Cette méthode aurait permis aux enquêteurs de remonter progressivement vers les différents protagonistes du dossier. L’Observateur décrit les deux ressortissants nigérians comme des individus connus des enquêteurs dans les milieux du trafic de drogues dures à Dakar. Cette présentation relève toutefois des éléments de l’enquête et ne constitue pas, à ce stade, une déclaration judiciaire de culpabilité.
 
Plusieurs qualifications pénales envisagées
 
F. B. Guèye est poursuivie, selon le journal, pour association de malfaiteurs, détention et usage de cocaïne, trafic international présumé de cocaïne ainsi que pour des faits qualifiés d’« actes contre nature ».
 
Les autres personnes interpellées doivent également répondre de plusieurs de ces qualifications, notamment l’association de malfaiteurs, la détention et l’usage de cocaïne ainsi que le trafic international présumé de stupéfiants.
 
À ce stade de la procédure, les charges restent des accusations qui devront être examinées par la justice. L’ouverture d’une information judiciaire permettra au magistrat instructeur de procéder à de nouvelles auditions, d’analyser les téléphones saisis, d’examiner les éventuels produits placés sous scellés et de confronter les différentes versions.
 
Des échanges privés au centre d’une partie de l’enquête
 
D’après L’Observateur, une partie du dossier serait liée à des échanges portant sur l’organisation de relations sexuelles de groupe. F. B. Guèye aurait contesté toute orientation qui lui est attribuée, tout en reconnaissant avoir sollicité une connaissance afin de trouver une partenaire pour répondre à une demande formulée par son compagnon.
 
Ces éléments, tirés des exploitations téléphoniques ou des déclarations recueillies pendant l’enquête, devront être vérifiés et replacés dans leur contexte par le juge d’instruction.
 
La procédure devra notamment établir si les faits allégués sont matériellement constitués et s’ils peuvent être juridiquement imputés aux personnes poursuivies.
 
Une instruction qui pourrait clarifier les rôles
 
Le passage du dossier à l’instruction marquerait une nouvelle étape. Contrairement à l’enquête préliminaire, l’information judiciaire permettra d’approfondir les faits à charge comme à décharge.
 
Le juge pourra décider du placement sous mandat de dépôt, d’un contrôle judiciaire ou de toute autre mesure prévue par la procédure. 
Mercredi 22 Juillet 2026
Dakaractu