« Les responsables de Benno Bokk Yaakaar (BBY) se sont réunis pour faire partir Me Abdoulaye Wade. Cet objectif est atteint, et puis ils viennent de bénéficier d’une majorité écrasante à l’Assemblée nationale. Ils ont fini leur mission ». Cette affirmation est de l’ancien ministre de la santé, Modou Diagne Fada, par ailleurs député libéral. Sur le plateau de la RTS1 où il était l’invité de l’émission Point de vue, l’ancien ministre de la Santé prédit le divorce de ses adversaires de la majorité présidentielle : « Ce n’est plus un secret, BBY est parti pour imploser. Ce n’est plus qu’une question de jour. Cette coalition va éclater, avant les locales, car il faut que les partis politiques se pèsent ». Aussi, il s’est attardé sur les retrouvailles de la famille libérale annoncée ces derniers jours. Ecartant, très tôt les responsables de Bokk Gis-Gis, qui selon lui "ont dit non à l’appel", Fada soutient : « Rien n’empêche à ce que tous les libéraux de regroupent, mais le socle sera le PDS qui a enfanté tous les autres partis ». « Une bonne partie des militants de l’APR, viennent du PDS, nous avons les mêmes idées et les mêmes convictions politiques. Nous sommes prêts, mais pour le moment, nous ne savons pas la date de ces retrouvailles. Donc, nous devons donner du temps au temps », a encore argumenté l’invité de la RTS, qui précise : « L’alliance politique n’a rien à voir avec une alliance électorale, il n’est pas forcément dit que nous sommes obnubilés par ces retrouvailles. Seulement, notons que nous sommes très ouverts ». « La traque aux biens mal acquis » que le nouveau régime vient de lancer, a été aussi un sujet sur lequel le jeune leader s’est épanché. « Il y’a des délinquants financiers dans tous les partis politiques. Ce n’est pas un fait spécifique au Pds. S’il y’a des libéraux qui ont planqué des milliards à l’extérieur, le régime en place, est bien placé pour mener une enquête. De toute façon, il faut qu’il sache, que avant nous, d’autres ont planqué des milliards dans les banques », a-t-il insisté comme pour revenir sur la gestion du régime socialiste. Toutefois, sur les audits, il dira que « les libéraux n’ont rien à reprocher. Nous attendons les audits tranquillement ». Terminant sur un ton taquin, l’ancien ministre de la santé, ironise : « Si BBY éprouve des difficultés pour trouver un président de l’Assemblée nationale, elle peut venir chez le chercher chez nous ».
Abdourahmane Mbodj - Loffice
Abdourahmane Mbodj - Loffice