C’est le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qui l’a donc annoncé hier soir à la télévision nationale. Avant d’entrer dans les détails de ce protocole, il a rappelé l’historique de cette présence FDLR et l’engagement congolais de les neutraliser. Il a expliqué qu’il y avait eu une phase de sensibilisation au désarmement en octobre 2025, que celle-ci n’avait pas donné de résultat, qu’une phase de positionnement militaire a ensuite eu lieu en mars ce qui aurait relancé les discussions.
Dans ce protocole de réédition – dont RFI n’a pas encore pu prendre connaissance – les FDLR se sont engagés à déposer les armes, à être cantonnés, avant de rentrer au Rwanda ou d’aller dans un pays tiers qui serait prêt à accueillir ces combattants démobilisés.
Ils se sont aussi engagés à ce que ceux qui sont dans le viseur de la justice soient jugés. En retour, ils mettent des conditions sécuritaires pour garantir un cantonnement, « dans un camp éloigné des zones de combat et dans un lieu approprié », a précisé Floribert Anzuluni.
Des questions en suspens
Des questions restent en suspens ce 29 juillet 2026 : où va se trouver ce lieu de cantonnement ? Quel est le calendrier ?
Pour l’instant, pas de réponse. Le ministre de l’Intégration régionale annonce qu’un plan opérationnel doit être présenté dans les prochains jours avec un chronogramme, un budget et une répartition des tâches. Car la RDC compte sur le soutien de partenaires pour faire appliquer ce protocole.
« Un non-événement », selon le Rwanda
Pour l’heure, lesdits partenaires de Kinshasa n’ont pas encore réagi à l’annonce de ce protocole de réédition. On sait que Floribert Anzuluni revient d’une importante tournée en Afrique et en Europe pour aller le présenter. Il s’est rendu au Burundi, en Ouganda, en Angola, en Afrique du Sud, au Togo, en France, en Belgique. Et, mardi matin, il a reçu le corps diplomatique accrédité en RDC pour leur présenter cet accord.
Finalement, la seule réaction officielle est venue du Rwanda. Le ministre rwandais des Affaires étrangères estime que ce protocole « n’est pas conforme à l’accord de Washington, que c’est une manipulation de Kinshasa, c’est un non-événement ».