La Pointe de Sangomar est de retour… mais est repartie aussitôt.


DAKARACTU.COM  Dakaractu avait soulevé la question de l’absence du territoire national de l’avion présidentiel, la Pointe de Sangomar, depuis une bonne année. Des sources avaient fait accroire que cet avion était en train d’être dépecé et vendu quelque part sur le territoire français, avant que d’autres renseignements nous le précisent en train d’être loué à des avionneurs étrangers. Depuis lors, il y eut une précision de Serigne Mbacké Ndiaye qui indiquait qu’en fait la Pointe de Sangomar était en révision, et que ses moteurs étaient en train d’être changés, et nous promettait son retour pour bientôt. Il est certain que des questions méritaient déjà d’être posées comme celle de la nécessité de changer des moteurs qui auraient dû être neufs pour avoir en 2003 coûté la bagatelle de 18 milliards de francs en réparation. Or, il n’y avait, nous avait-on raconté, que des problèmes de pare-brise pour justifier l’achat d’un nouvel avion présidentiel. Bref, on nous promit d’exposer, encore une fois, des moteurs dès le retour de la Pointe de Sangomar. Eh bien, l’avion est revenu au Sénégal mercredi 23 novembre dernier. Mais il est reparti dès le lendemain vers Cotonou, où il a transporté une délégation de femmes du réseau Rapid à une conférence internationale. Il doit aussi les ramener. Cela fait quand même beaucoup de péripéties autour de cet avion. Car, même s’il est vrai qu’il est revenu mercredi, on aurait dû, au regard des doutes planant sur son utilisation, être présenté comme promis par les autorités. De plus, rester au Bénin une semaine en étant immobilisé coûte à l’Etat pour le transport de cette délégation beaucoup plus cher que d’avoir dû acheter des billets sur une compagnie aérienne normale. D’ailleurs, on s’interroge aussi, si cet avion appartient toujours au Sénégal, pourquoi n’est-il pas mis à la disposition de notre compagnie aérienne Sénégal Airlines, dont on sait qu’elle manque singulièrement de coucous. Des questions qui surgissent quant à cet avion qui a un historique assez rocambolesque pour que l’Etat doive faire toute la lumière sur son utilisation actuelle, entre vente et location. Quelle que soit la réponse à ce questionnement, nous aimerions savoir au profit de qui cet avion est vendu ou loué. Mais nous aimerions surtout le voir. Pas le savoir tout le temps en voyage ou en mission. Un avion, c’est son propre, se pose de temps en temps. Non ?
Lundi 28 Novembre 2011