La Gambie fête aujourd’hui son 55 ème Independence Day...


L'ancienne colonie britannique donnant sur la côte Atlantique, la Gambie plus précisément, célèbre ce 18 Février, le cinquante cinquième anniversaire de son accession à l’indépendance.

 

En 1965, la Gambie accède donc au pouvoir, avec Daouda Kaïraba Jawara et son Parti progressiste du peuple (PPP) aux commandes. 

 

Après plusieurs coups d'État ratés, Jawara sera  finalement renversé en 1994 par des officiers qui suspendront temporairement la Constitution. Ainsi, Yahya Jammeh conservera le pouvoir d’une main de fer jusqu'en 2017, au terme d'élections très polémiques.

 

 Jammeh parti, une nouvelle ère s’annonce  en Gambie 

 

Adama Barrow arrive donc au pouvoir en 2017,  alors que l'ancien chef d'Etat Yahya Jammeh, refuse toujours de céder le pouvoir, malgré sa défaite à l’élection présidentielle le 1er décembre 2016. Le vainqueur Adama Barrow,  toujours exilé au Sénégal, y prêtera serment le jeudi 19 janvier dans l’ambassade de Gambie à Dakar, où il s’était réfugié depuis l'éclatement de la crise post électorale.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne, et du président de la commission électorale de Gambie, qui avait déclaré la victoire de M. Barrow en décembre, avant d’être lui aussi contraint à l’exil, au début de janvier.

 

Le président élu a appelé tous les membres du personnel militaire à « démontrer leur loyauté » à son égard, et à « rester dans leurs casernes  », en prévision d’une possible intervention militaire sur le territoire.

Adama Barrow, le président élu faisant  référence à la possible intervention en Gambie des troupes que le Sénégal a massées à la frontière. Des troupes sénégalaises ont commencé à entrer sur le sol gambien dans l’après-midi, rappelait alors le porte-parole de l’armée sénégalaise, le colonel Abdoul Ndiaye.

 

Dakar a reçu des hommes et des avions en renfort du Nigeria et du Ghana. Les trois pays, appuyés par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 pays) se disent prêts à intervenir pour chasser M. Jammeh de son palais présidentiel, la State House. Dans la capitale gambienne, la résistance  n'aura finalement pas lieu car le chef de l’armée gambienne, le général Ousman Badjie s’est joint aux manifestants fêtant dans les rues près de Banjul l’investiture du nouveau président Adama Barrow.

En Janvier 2017, Yaya Jammeh accepte de quitter le pouvoir, après la «dernière médiation» conduite par les présidents guinéen et mauritanien. L'opération militaire aussi suspendue.

 

Retour triomphal d'un président exilé en terre natale

 

Adama Barrow, le nouveau président gambien élu est rentré à Banjul, cinq jours après le départ en exil de son prédécesseur Yahya Jammeh.

 

Sous la surveillance de militaires sénégalais et nigérians cagoulés et lourdement armés, ainsi que d’un détachement de soldats gambiens, Adama Barrow, en chéchia et tunique blanches, est descendu d’un avion militaire sénégalais portant l’emblème de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), accompagné de ses deux épouses et de plusieurs de ses enfants. À l’aéroport de Banjul, une foule était massée depuis le début de l’après-midi pour lui réserver un accueil triomphal, avec des groupes de danseurs et de joueurs de tambour.

 

L'ère du changement a sonné pour la Gambie! Un changement qui ne durera qu'un an. Car après, le nouveau président gambien peine toujours à trouver ses marques, craingnant toujours un coup bas des partisans de son prédécesseur.

 

Ce promoteur immobilier, un temps agent de sécurité à Londres pour payer ses études, s’est retrouvé catapulté au pouvoir avec la lourde tâche de succéder à Jammeh. Discret et réservé, l’homme donne encore l’impression de flotter dans son boubou présidentiel et il n’est pas épargné par les critiques. Car certains le jugent peu charismatique, pas assez dynamique ou encore sans vision claire. D’autres l’accusent d’être un « pantin » manipulé par ses anciens alliés de l’opposition sous Jammeh ou par les autorités sénégalaises, qui l’ont accueilli et protégé pendant la crise post-électorale.

 

 

"Three Years Jotna" mène la contestation populaire

 

 

Élu en décembre 2016, Adama Barrow avait promis d'assurer une transition de 3 ans avant d'organiser de nouvelles élections. Mais le président gambien qui a remplacé Yahya Jammeh à la State House ne semble plus en phase avec sa promesse. Et la population ne compte pas laisser aller cette promesse non tenue du président Barrow.

En effet, un mouvement de contestation populaire s'est formé dans la capitale gambienne. "Three Years Jotna"!

Ce mouvement engage le combat et sa dernière sortie dans les rues de la capitale était sanglante, trois manifestants auraient même été tués. 

Du côté de Serekunda, c'est une radio privée qui a été fermée, son directeur et quatre de ses employés arrêtés, rapporte Freedomnewspaper, à Birkama aussi, une autre station radio a connu le même sort. 

Au plan de l'organisation des pouvoirs, il s'agit d'un État unitaire. Le régime politique est parlementaire, c'est-à-dire que le gouvernement doit nécessairement avoir l'appui du parlement. Le système électoral est de type majoritaire uninominal. Le système partisan est généralement associé au multipartisme...

 

Mardi 18 Février 2020
Dakaractu



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